Une cyberarnaque aux ramifications africaines mise au jour après un an d’enquête | Le Net Expert Informatique

Une cyberarnaque aux ramifications africaines mise au jour après un an d’enquête

Un an d’enquête a été nécessaire aux enquêteurs du commissariat de Decazeville pour boucler une affaire de cybercriminalité aux ramifications africaines. 

 

Au terme d’un an de difficiles investigations, les enquêteurs du commissariat de Decazeville viennent de boucler un dossier complexe de cybercriminalité aux ramifications internationales, mettant en cause une quadragénaire decazevilloise.

L’affaire a commencé lorsqu’une plainte a été déposée en France, à propos d’un objet vendu sur des sites bien connus de vente entre particuliers (Le Bon Coin, E-Bay). L’objet a été envoyé à Decazeville mais le vendeur n’a jamais été payé. Le temps passant, les dossiers affluent de toute la France, une vingtaine de victimes recensées auprès de 11 parquets en France (Bretagne, Loire, Guadeloupe, mais aussi en Midi-Pyrénées). Les colis sont livrés soit dans un point relais, soit directement à une adresse voire à une adresse tierce mais au nom de la même personne.

Cette dernière, quadragénaire decazevilloise, a été entendue à plusieurs reprises par la police decazevilloise saisie en enquête préliminaire.

Au départ de l’arnaque se trouve un acquéreur pour un objet quelconque (bibelots, téléphone etc). Il contacte le vendeur par mail. Au bout de quelques mails, il indique être à l’étranger et propose que le colis, pour des raisons logistiques soit envoyé en France dans un point relais ou chez quelqu’un de sa connaissance.

 

 

Faux site de paiement

Pour le paiement, il propose l’ouverture d’un compte E-Bay via un mail avec un lien. Sauf que le lien débouche sur un faux site, facturant l’ouverture d’un compte (alors que c’est usuellement gratuit), via un paiement en ligne soit via l’achat de coupons PCS (150 €) dans des tabacs-presse.

C’est en se rendant compte qu’il y avait anguille sous roche que la Decazevilloise, en besoin d’argent, aurait été recrutée par les cerveaux Ivoiriens et Béninois de l’affaire, pour servir de destinataire aux colis. Charge à elle ensuite de revendre les colis (livrés mais non payés aux vendeurs) puis de reverser 60 % du prix en guise de commission aux arnaqueurs africains ; lesquels avaient en outre capté ses coordonnées bancaires.

Le préjudice total avoisine actuellement environ 10 500 € mais d’autres plaintes pourraient abonder l’enquête.

Le dossier a été transmis au parquet de Rodez qui doit décider, au regard des éléments qui lui sont apportés, notamment sur e l’état psychologique et psychique de la Decazevilloise mise en cause, des mesures de poursuites à l’encontre de cette dernière. Mais aussi éventuellement demander une enquête complémentaire voire l’ouverture d’une information judiciaire. Ou bien encore la saisine d’un office central spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité internationale.

Le commissariat de Decazeville appelle à la plus grande vigilance les acheteurs ou vendeurs via le web, en s’assurant du paiement d’un objet avant son envoi.

 

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/10/2084456-une-cyberarnaque-mise-au-jour.html

Par Bernard-Hugues Saint-Paul

 

 




La Maison Blanche victime d’une cyberattaque « préoccupante » | Le Net Expert Informatique

La Maison Blanche victime d’une cyberattaque « préoccupante »

Des e-mails non classés secrets adressés au président des Etats-Unis, Barack Obama, et envoyés par lui ont été lus l’année dernière par des hackeurs russes qui ont pénétré une partie du système informatique de la Maison Blanche, a affirmé samedi 25 avril le New York Times. 

 

Au début du mois d’avril des responsables américains avaient reconnu qu’il y avait eu un « événement » relatif à la sécurité à la fin de l’année dernière, mais avaient refusé de confirmer les informations selon lesquelles des Russes seraient derrière ces cyberattaques. Selon le quotidien américain, qui cite des responsables ayant été informés de l’enquête sur ces faits, l’attaque a été « beaucoup plus intrusive et préoccupante » que cela n’a été officiellement reconnu. Les personnes cités laissent entendre que les hackeurs étaient liés au pouvoir russe.

 

 

« Aucun réseau classé secret atteint »

Les pirates ont réussi à accéder aux archives des e-mails de personnes employées à la Maison Blanche et avec lesquelles M. Obama communiquait régulièrement, écrit le New York Times. C’est dans ces archives que les hackeurs ont pu voir des e-mails que le président avait envoyés et reçus, selon les sources citées par le quotidien. Son compte mail lui-même ne semble pas avoir été piraté. Les hackeurs auraient par ailleurs également pénétré le système non secret du département d’Etat américain.

Les pirates ne semblent en revanche pas avoir pénétré les serveurs qui contrôlent le trafic de messages du BlackBerry de Barack Obama, et la Maison Blanche a assuré qu’aucun réseau classé secret n’avait vu sa sécurité compromise. « Mais des responsables ont reconnu que le système non classé secret contient régulièrement beaucoup d’informations considérées comme hautement sensibles : horaires, échanges d’e-mails avec des ambassadeurs et des diplomates (…) et, inévitablement, débats politiques », écrit le quotidien.

On ignore combien de courriels du président ont été lus par les pirates. « Néanmoins, le fait que les communications de M. Obama étaient parmi celles qui ont été ciblées par les hackeurs — qui sont suspectés d’être liés au pouvoir politique russe, voire de travailler pour lui — a été l’une des conclusions de l’enquête les plus étroitement protégées », selon le New York Times.

 

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/26/la-maison-blanche-victime-d-une-cyberattaque-preocucupante_4622869_3222.html

 

 




Internet au bureau : 50 minutes par jour sont consacrées au surf perso | Le Net Expert Informatique

Internet au bureau : 50 minutes par jour sont consacrées au surf perso

Selon une étude sur les habitudes au travail, pas moins de 50 minutes sont quotidiennement réservées à du surf pour des motifs personnels. Les services les plus consultés sont les sites d’actualités et les réseaux sociaux. 

 

L’éditeur Olfeo publie une étude (.pdf) portant sur les usages des internautes au travail. Dans son document, la société explique que le Web est utilisé en moyenne 1 heure et 53 minutes par jour par chaque collaborateur. Dans la grande majorité des cas, cette connexion se fait par le biais d’un câble, le Wi-Fi n’étant réduit qu’à une portion minime (12%).

Environ la moitié de ce temps (44%), soit 50 minutes est consacré à du surf pour des motifs personnels. Sur une semaine, cela représente pas moins de 4 heures et 10 minutes. Ces visites personnelles sont principalement concentrées sur le début de la journée, soit entre 8 h et 9 h ou entre 11 h et 15 h.

Pour réaliser son étude, Olfeo précise avoir interrogé plus d’une centaine d’entreprises, pour un total de 150 000 collaborateurs. Pour parvenir à compiler ces résultats, la société se base sur l’analyse des journaux de connexion au Web fournis par les serveurs proxy. Le journal contient ainsi les requêtes demandées, la durée de connexion, le type de sites visités… C’est donc à partir de ces éléments que la société mesure, via un algorithme, le temps moyen passé sur chaque site.

Les sites d’actualité et les réseaux sociaux sont ceux qui reçoivent le plus de visites. L’étude informe également que les plateformes de streaming ou même les sites à caractère pornographiques sont consultés pendant les heures de travail.

 

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://pro.clubic.com/actualite-e-business/actualite-762516-internet-bureau-50-minutes-consacrees-perso.html?&svc_mode=M&svc_campaign=NL_ClubicPro_New_11/04/2015&partner=-&svc_position=933831174&svc_misc=-&crmID=639453874_933831174&estat_url=http%3A%2F%2Fpro.clubic.com%2Factualite-e-business%2Factualite-762516-internet-bureau-50-minutes-consacrees-perso.html

 

 




Revivez 70 ans de menaces informatiques | Le Net Expert Informatique

70 ans de menaces informatiques

Revivez 70 ans de menaces informatiques

Depuis les premiers « phreakers », qui pirataient les lignes téléphoniques, jusqu’à Heartbleed, qui a semé la panique sur le web, la menace informatique a évolué au fil des années. À mesure que la sécurité progresse, les pirates innovent.

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://www.zdnet.fr/actualites/70-ans-de-menaces-informatiques-39818348.htm

 

 




Lufthansa victime d’une cyberattaque | Le Net Expert Informatique

Lufthansa victime d’une cyberattaque 

Le site de la compagnie aérienne allemande Lufthansa a été victime d’une attaque informatique, a indiqué vendredi 10 avril l’hebdomadaire Der Spiegel. Des individus ont réussi à se procurer les données personnelles d’utilisateurs du site LH.com. 

 

 

L’attaque a été menée via un « botnet » (machine zombie), une série de noms d’utilisateurs et de mots de passe ont été automatiquement testés jusqu’à l’aboutissement du méfait, selon Der Spiegel.

Lufthansa a indiqué avoir immédiatement pris les mesures nécessaires, « mais celles-ci n’ont pas pu empêcher l’accès illicite aux données personnelles de certains utilisateurs ».

 

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/4134/Internet/article/detail/2282639/2015/04/10/Lufthansa-victime-d-une-cyberattaque.dhtml

 

 




Ma collègue est un humanoïde | Le Net Expert Informatique

geminoid-f

Ma collègue est un humanoïde

Plus que sur l’immigration, le Japon mise sur les robots humanoïdes pour compenser les manques d’une population vieillissante. 

 

Au secours, les robots attaquent nos boulots

JAPON. Chez Nestlé, 1.000 robots français vont vendre les machines à café

Dans le quartier de Nihonbashi à Tokyo, le grand magasin Mitsukoshi, a installé lundi une nouvelle hôtesse d’accueil d’un genre particulier : Aiko Chihira est un robot humanoïde conçu par Toshiba et vêtu d’un joli kimono.

Un employé qui ne prend pas de pause déjeuner, qui ne part jamais en congés et qui ne demande pas d’augmentation, ça existe, mais ce n’est pas un humain. Malgré une gestuelle hésitante et une voix un peu mécanique, les humanoïdes ont des atouts qui peuvent inquiéter leurs collègues de travail.

Aide à la personne, aide-soignant, enseignant… Intégrés au monde professionnel depuis plusieurs générations et préposés aux tâches ingrates, les robots arrivent désormais sur les métiers de services.

Les concepteurs misent sur le langage et la ressemblance physique pour faire accepter leurs créations.

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/video/20150421.OBS7637/mon-collegue-est-un-humanoide.html?cm_mmc=EMV-_-NO-_-20150421_NLNOACTU17H-_-mon-collegue-est-un-humanoide#xtor=EPR-3-Actu17h-20150421

 

 




Une application Android pour détecter les IMSI-catchers | Le Net Expert Informatique

Une application Android pour détecter les IMSI-catchers

Alors que la France a basculé dans l’espionnage de ses citoyens, il est apparu que des IMSI-Catchers ont probablement été utilisés pour espionner les données téléphoniques de citoyens contre la loi Renseignement, ainsi que des journalistes et des députés.

 

 

Ces appareils, permettant d’intercepter des conversations téléphoniques, sont impossibles à détecter par soi-même. Mais il existe une application permettant de détecter si les données de votre téléphone transitent par un IMSI-Catcher.

 

AIMSICD-Banner_LargeAIMSICD-Teaser

 

En utilisant plusieurs techniques (variation de la force du signal de la tour de relais, du changement de ses identifiants, etc…), l’application pour Android AIMSICD (Android IMSI-Catcher Detector) permet de déterminer le niveau probable de risque que votre téléphone soit actuellement surveillé par un dispositif de type IMSI-Catcher :

imsi-catcher

 

Reste à savoir si ce genre d’application (libre de surcroît) va pouvoir rester légal dans le futur paysage législatif qui est en train de se constituer France…

 

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://www.nikopik.com/2015/04/une-application-android-pour-detecter-les-imsi-catchers.html

 

 




Bientôt finis tous les mots de passe ! | Le Net Expert Informatique

Bientôt finis tous les mots de passe ! 

Pour en finir avec les mots de passe, PayPal propose d’implanter une puce dans votre cerveau, ou de vous faire ingérer un dispositif “d’identification embarquée” (dans une micropuce). 

 

Il ne s’agit encore que d’une idée, mais pour Jonathan LeBlanc, chef du développement de PayPal, l’avenir est en marche et bientôt nous pourrons oublier les mots de passe, et même les dispositifs biométriques (scanner de l’iris, empreintes digitales), qui « sont déjà obsolètes ».

« Tant que les mots de passe demeureront un standard pour identifier les internautes, les gens continueront à utiliser ‘password123’ pour se connecter… », indique-t-il au Wall Street Journal. Dans une présentation destinée à être utilisée dans plusieurs conférences sur le sujet, intitulée « Tuez tous les mots de passe », Jonathan LeBlanc prône le développement de nouveaux systèmes, adaptés à la « technologie actuelle », qui tendrait vers une « véritable intégration avec le corps humain ».

Pour Jonathan Leblanc, les systèmes d’analyse du rythme cardiaque via des systèmes embarqués et ingérables sont l’avenir. Ils devraient permettre « d’identifier naturellement un corps » – et donc de barrer la route, définitivement, aux cyberpirates. D’autres « périphériques internes » pourraient être utilisés, comme des implants cérébraux. Les dispositifs ingérables seraient de leur côté alimentés par l’acide de l’estomac, qui ferait office de « batterie ».

Des banques, comme Halifax, testent des systèmes d’identification reposant sur l’analyse du rythme cardiaque des individus – mais pour l’heure, il s’agit de bracelets intelligents, et non de micropuces à avaler. Selon Jonathan Leblanc, les ingénieurs de PayPal planchent d’ores et déjà sur un système similaire.

 

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://www.zdnet.fr/actualites/paypal-tuez-tous-les-mots-de-passe-39818340.htm

Par Fabien Soyez

 

 




AdBlock Plus : Non, le blocage de publicité n’est pas illégal… | Le Net Expert Informatique

AdBlock Plus : Non, le blocage de publicité n’est pas illégal…

Bloquer la publicité dans le navigateur, c’est légal, a tranché un tribunal de Hambourg suite à la plainte déposée contre Eyeo, l’éditeur AdBlock Plus. Pourquoi ? Car l’internaute a le droit de contrôler ce qui s’affiche sur son écran. Les plaignants vont faire appel et accusent Eyeo de racket. 

 

Les plaignants ont d’ores et déjà fait part de leur volonté de faire appel de cette décision de justice, en particulier en ce qui concerne le programme de publicités acceptables proposé par l’éditeur d’AdBlock Plus. Selon un porte-parole cité dans la presse allemande, cette approche relève du « banditisme » et s’apparente à du racket.

Dans une réaction conjointe, reprise par la BBC, les éditeurs plaignants se déclarent « toujours convaincus que AdBlock Plus est une pratique illégale et anticoncurrentielle ». « Il porte atteinte à la liberté de la presse. Par conséquent, nous allons attendre les attendus du jugement, les analyser et examiner les perspectives d’une procédure d’appel » ajoutent-ils.

« Si nous sommes des racketeurs, nous en sommes de mauvais car 90% des personnes de la liste blanche ne paient rien et le critère est le même pour tous » répond quant à lui Ben Williams d’Adblock Plus.

Cette décision de justice n’aura certainement pas échappé aux éditeurs de presse et industriels français de la publicité. Eux qui réfléchissent depuis au moins 2014 à engager des poursuites éventuelles à l’égard des éditeurs d’outils antipub avaient le regard tourné vers l’Allemagne.

Outre-Rhin, un groupe d’éditeurs a en effet lancé une offensive en justice à l’encontre de l’acteur emblématique du blocage publicitaire, Eyeo GmbH, l’éditeur du populaire outil AdBlock Plus. Selon les plaignants, cette pratique était illégale.

 

 

Une « victoire pour tout utilisateur Internet »

La décision rendue par le tribunal de Hambourg ne va toutefois pas dans ce sens à en croire les réactions d’Eyeo, qui a rapidement réagi. En substance, les magistrats auraient estimé que les utilisateurs étaient tout à fait en droit de contrôler ce qui s’affichait sur leurs écrans et leurs ordinateurs en naviguant sur Internet.

En conséquence, si les internautes ne souhaitent pas voir s’afficher de la publicité sur les pages et ont pour cela recours à un outil de blocage publicitaire, ils sont en droit de leur faire. La fourniture d’outil bloquant l’affichage de ces éléments dans le navigateur s’avère dès lors légale et l’éditeur d’AdBlock Plus n’enfreint ainsi pas la loi.

« C’est une victoire pour tout utilisateur Internet car cela confirme le droit pour chacun de bloquer les publicités agaçantes, de protéger leur vie privée, et, par extension, de déterminer sa propre expérience de l’Internet » s’est réjoui dans un communiqué Eyeo.

La justice et les libertés individuelles triomphent… Tout comme le droit de l’éditeur d’AdBlock Plus de négocier avec les acteurs du Web des accords commerciaux. Ces derniers ont en effet la possibilité d’échapper aux filtres du bloqueur, à condition d’intégrer la liste blanche de l’application et pour cela de rémunérer Eyeo.

 

 

Pour des publicités non-intrusives

Google, Microsoft et Amazon ont ainsi d’ores et déjà conclu un contrat avec les créateurs d’AdBlock Plus. Les modalités financières de ces accords sont cependant confidentielles. Cette année, une entreprise de média sur Internet interrogée par le Financial Times déclarait que la somme exigée par Eyeo représentait dans son cas 30% des recettes publicitaires supplémentaires dégagées du fait de l’absence de blocage.

Mais pour l’éditeur du bloqueur, la finalité est de « rendre la pub en ligne meilleure », quitte à contraindre les industriels du secteur, incapables de prendre cette orientation. « Nous sommes une réponse à l’incapacité de l’IAB de faire évoluer les choses » répondait à ZDNet en 2013 le patron d’Eyeo, Till Faida.

Et après cette décision du tribunal de Hambourg, il espère bien amener les entreprises concernées à la table des négociations. « A présent que les aspects juridiques sont tranchés, nous voulons tendre la main à d’autres éditeurs, publicitaires et créateurs de contenu et les encourager à travailler avec Adblock Plus plutôt que contre nous » écrit le porte-parole de l’entreprise, Ben Williams. L’objectif revendiqué ? « Développer de nouvelles formes de publicités non-intrusives qui sont réellement utiles et bien accueillies par les utilisateurs. »

Ce jugement ferme-t-il de fait la porte à d’autres poursuites ? Pas nécessairement répond un juriste interrogé par la BBC. « Le tribunal de Hambourg a fondé sa décision sur les dispositions de la loi de l’UE… d’autres tribunaux nationaux des Etats membres de l’UE doivent faire de même, mais ne sont pas tenus de parvenir aux mêmes conclusions juridiques » déclare Paul Henty du cabinet Charles Russell Speechlys.

 

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://www.zdnet.fr/actualites/adblock-plus-non-le-blocage-de-publicite-n-est-pas-illegal-39818318.htm

Par Christophe Auffray

 

 




Les Français s’intéressent enfin à leur réputation sur Internet | Le Net Expert Informatique

Isabelle Falque-Pierrotin explique que la surveillance de masse enfreint la morale mais surtout le droit.

Les Français s’intéressent enfin à leur réputation sur Internet

Le rapport d’activité 2014 de la CNIL met en lumière l’intérêt de plus en plus fort des Français pour leurs données personnelles. Sur les 5.825 plaintes reçues, près de 40% concernent l’e-reputation. 

 

La place de plus en plus large des technologies dans la société à des conséquences directes sur la Cnil. Après les données laissées sur Internet via les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux, les objets et les voitures connectés et les données santé sont autant de champs qui, comme le dit Isabelle Falque-Pierrotin, sa présidente , « élargit notre terrain de jeu ».

 

A tout cela s’ajoute les nouveaux dispositifs légaux, français ou européens, qui étendent encore plus le périmètre des équipes de la rue Vivienne.

 

Mais, cette effervescence a tout de même un effet positif. « Il y a une prise de conscience. Désormais, les internautes ont la ferme intention de maîtriser l’usage qui est fait de leurs données. » Et, pour Isabelle Falque-Pierrotin, « ça, c’est une nouveauté ! ».

 

En 2014, 5.825 plaintes ont été envoyées à la Cnil. La hausse par rapport à 2013 est de 3%. Mais, ce qui est significatif, c’est que désormais 39% des réclamations reçues concernent des problématiques d’e-reputation.

Mais aussi, les demandes de droit d’accès indirect, celles qui concernent les fichiers fiscaux (Ficoba), judiciaires (police et gendarmerie) ou de renseignements, explosent littéralement. Avec  5.426 plaintes reçues, la hausse par rapport à 2013 est de 22%.

Pour ne pas être asphyxiée par ces demandes, la Cnil a dû prendre des mesures. « Nous avons recruté 6 nouveaux agents, mais nous avons aussi allégé et simplifié les procédures pour fluidifier notre travail », précise la présidente de la Cnil. Elle ajoute aussi que, dans un souci d’économie, un programme de réduction des coûts a été mis en place. « Nous avons commencé par renégocier notre bail ».

 

 

Surveillance de masse : un dossier à risque

Mais actuellement, le sujet chaud reste la loi de renseignement qui n’en finit plus d’ébranler de nombreux internautes convaincus que ces mesures sont la version française du Patriot Act américain. Et qu’elles  finiront tôt ou tard par se retourner contre les citoyens. Pour la présidente de la Cnil, « la crainte d’une surveillance de masse se confirme comme nous le redoutions depuis les révélations d’Edward Snowden. »

La Cnil a été l’une des premières institutions à réagir et ce, dès l’avant -projet de la loi renseignement. « Les données personnelles et la protection de la vie privée sont des droits fondamentaux et notre mission est de les protéger, a réaffirmé la présidente. Si la surveillance de masse enfreint la morale, elle enfreint surtout le droit français et européen. »

Elle a également insisté sur la cohérence de sa mission avec  l’économie et l’innovation. « On nous a souvent reproché de freiner à la fois l’innovation et le développement des entreprises. C’est tout le contraire. En rassurant les internautes, nous leur redonnons confiance dans les services et les institutions. » Pour appuyer cette affirmation, la présidente de la Cnil s’est appuyée sur la réaction des hébergeurs qui craignent de lourdes retombées économiques si la loi est adoptée.

« Il ne s’agit pas de de s’opposer à des mesures qui peuvent être nécessaires, mais si la surveillance s’accroit, le contrôle doit s’adapter. » Un argument qui a été contesté avec le rejet des amendements proposés par la Cnil au motif que son action serait « contradictoire avec l’action de l’Etat. »

Malgré tout, la Cnil veut toujours des informations sur le devenir des données qui seront récoltées par les autorités. Un point qui reste toujours sans réponse. « J’ai appris à être patiente et à ne jamais abandonner », conclut la présidente.

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure protection juridique du chef d’entreprise.

Contactez-nous


 

Après cette lecture, quel est votre avis ?
Cliquez et laissez-nous un commentaire…

 

Source : http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/les-francais-s-interessent-enfin-a-leur-reputation-sur-internet-878131.html

Par Pascal Samama