L’UE parvient à un accord de principe sur la protection des données personnelles

Protection des données personnelles: l'UE parvient à un accord de principe

L’UE parvient à un accord de principe sur la protection des données personnelles  


Les États membres conservent toutefois à leur charge la question de déterminer l’âge minimum requis pour les mineurs sur les réseaux sociaux.

 
Après quatre ans d’âpres discussions, un accord de principe a finalement été trouvé mardi 15 décembre à Bruxelles, afin d’adapter la législation européenne sur la question de la protection des données personnelles à l’heure d’internet. Le texte a été validé à l’occasion d’une réunion associant le Parlement européen, la Commission et le Conseil, qui représente les Etats.

« L’UE aura désormais la législation la plus étendue de protection des données personnelles dans le monde », s’est réjouie l’eurodéputée Sophie in ‘t Veld (libérale). L’accord prend en compte la décision récente de la justice européenne qui a déclaré « invalide » le cadre juridique qui couvre le transfert par Facebook de données personnelles de l’UE vers les Etats-Unis, a-t-elle souligné.
Des entreprises inquiètes des sanctions

L’accord tente de faire la synthèse entre l’exigence de donner plus de moyens de contrôle aux citoyens quant à leurs informations personnelles et la nécessité d’harmoniser les législations des États membres afin de faciliter le travail des entreprises.

Parmi les autres points de discussion, figurait notamment le montant des amendes que devront payer les entreprises qui violent les règles européennes sur la protection des données. Au terme de l’accord, les géants d’internet pourraient se voir sanctionner à hauteur de 4% de leur chiffre d’affaires annuel mondial.

Quel âge minimum sur les réseaux sociaux?
Selon cet accord, les États membres pourront fixer librement « entre 13 et 16 ans » l’âge auquel un mineur peut s’inscrire sur des réseaux sociaux comme Facebook ou Snapchat, sans l’accord d’un parent, a indiqué l’Allemand Jan-Philipp Albrecht (Verts), rapporteur du Parlement européen sur la réglementation de la protection des données.

« Malheureusement, les États membres n’ont pas pu se mettre d’accord pour fixer une limite d’âge à 13 ans pour le consentement parental à l’utilisation de réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram », a expliqué Jan-Philipp Albrecht, à l’issue d’une réunion associant le Parlement européen, la Commission et le Conseil, qui représente les Etats.
Le Parlement européen voulait fixer cette limite à 13 ans, soit l’âge minimum requis indiqué par Facebook, mais certains Etats membres s’y sont opposés.

 

 

Un accord contraignant

L’accord devra encore être confirmé par le Conseil européen et voté par le Parlement au début de l’année 2016. Il restera ensuite deux ans aux États membres pour le faire entrer en vigueur. L’accord, qui comprend un règlement et une directive, a vocation à s’imposer à tous les États membres.

En juin, les ministres européens de la Justice avaient déjà trouvé un accord sur la création d’un « guichet unique » compétent pour veiller à l’application des règles pour les transferts transfrontaliers de données personnelles collectées dans plusieurs pays de l’UE par des entreprises ou des plateformes internet comme Amazon, Google et Facebook.

 


 

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Source : Protection des données personnelles: l’UE parvient à un accord de principe




Safe Harbor : les CNIL européennes doivent choisir entre force ou faiblesse

Safe Harbor : les CNIL européennes doivent choisir entre force ou faiblesse - Politique - Numerama

Safe Harbor : les CNIL européennes doivent choisir entre force ou faiblesse


Sans base légale mais en acceptant de prendre « un risque », les CNIL européennes ont donné jusqu’à fin janvier à l’Union européenne et aux États-Unis pour s’accorder sur un autre cadre permettant l’export de données personnelles vers les USA. Mais l’ultimatum ne sera visiblement pas respecté, et les autorités administratives hésitent sur l’attitude à adopter, entre diplomatie, force ou faiblesse.

 

C’est dans une position délicate que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a plongé la CNIL et ses homologues du G29, lorsqu’elle a décidé le 6 octobre dernier d’invalider le Safe Harbor, qui permettait aux entreprises américaines comme Facebook d’importer chez elles les données des internautes européens. La plus haute juridiction de l’Union a de fait obligé les autorités de protection des données à choisir entre leur mission officielle de protection de la vie privée des citoyens, et leur contrainte officieuse de ne pas bloquer l’activité économique liée à l’exploitation des données personnelles.
Dans un arrêt protecteur des droits de l’homme tel que la CJUE les multiplie ces dernières années concernant Internet, la Cour a en effet jugé que les conditions n’étaient plus réunies pour être certain que les États-Unis respectent en droit et en fait la bonne protection des données personnelles des internautes européens traitées sur le sol américain. Elle a donc invalidé avec effet immédiat le Safe Habor qu’utilisaient des milliers d’entreprises américaines, dont Facebook, Google, ou Microsoft, ce qui aurait dû conduire à bloquer immédiatement tous les transferts de données vers les États-Unis, au moins le temps que les dossiers fondés sur d’autres mécanismes juridiques soient vérifiés et validés.

 

Or la CNIL et ses homologues ont décidé, sans aucune logique juridique mais par choix politique et pragmatique, d’octroyer aux États-Unis et à la Commission européenne un ultimatum fixé au 31 janvier 2016 pour négocier un nouveau Safe Harbor 2.0 assorti de nouvelles législations protectrices aux USA. « Quand nous avons appelé à une période de transition jusqu’en janvier, c’était un risque que nous avons pris ensemble. (…) Nous avons décidé de cette phase de transition afin de permettre à tous les acteurs du secteur de prendre leurs responsabilités », reconnaît aujourd’hui la présidente de la CNIL Isabelle Falque-Pierrotin, dans une interview à Euroactiv.

 

 

« Les transferts de données ne continueront pas à n’importe quel prix »

Mais les négociations traînent, et les États-Unis n’ont toujours pas proposé de législation qui permettrait notamment aux Européens de faire valoir leurs droits contre la NSA, lorsque celle-ci accède à leur données sans contrôle judiciaire. En principe, le Safe Harbor 2.0 (s’il aboutit) ne devrait donc pas être plus sécurisant que l’ancien, et n’aura aucune validité pour légaliser les transferts des données.

 

 

Interdire les transferts ? L’arme atomique

La menace de l’arme atomique de la suspension des transferts de données, brandie notamment en Allemagne, est donc théoriquement existante. Mais la CNIL peine à (se) convaincre d’une intention de l’utiliser, tant les enjeux économiques sont forts. « Nous souhaitons tous que les transferts de données continuent, parce qu’ils sont associés à des intérêts économiques et politiques très importants. Mais ils ne continueront pas à n’importe quel prix », prévient ainsi Mme Falque-Pierrotin.

 

Alors que le G29 avait demandé que des solutions juridiques soient trouvées avant la fin janvier 2016, le groupe se contente désormais d’exiger « un geste politique ».
« Je ne sais pas s’il sera possible de finaliser tout cela avant fin janvier, mais nous devons au moins recevoir un signe qu’ils ont compris le message des juges. Il ne s’agit pas de produire un Safe Harbor numéro deux. Il faut réellement tenir compte des arguments du juge, qui s’inquiète de la protection des données des citoyens européens aux États-Unis, quand les services de renseignement y ont accès », prévient la présidente du groupe des CNIL européennes.

Rendez-vous fin janvier pour voir quelles mesures seront effectivement prises.

 


 

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Source : http://www.numerama.com/politique/134571-cnil-europeennes-safe-harbor-diplomatie-faiblesse.html




Directive sur la cybersécurité : Amazon, eBay, Google devront notifier leurs incidents majeurs – Next INpact

Directive sur la cybersécurité : Amazon, eBay, Google devront notifier leurs incidents majeurs - Next INpact

Directive sur la cybersécurité : Amazon, eBay, Google devront notifier leurs incidents majeurs


Après des heures de négociations, le Parlement européen et les États membres sont arrivés lundi à un accord sur la future directive NIS (network and information security). Un texte destiné à mieux protéger les opérateurs dits critiques dans toute l’Europe.

 

Cette future directive sur la cybersécurité visera en effet à imposer des règles harmonisées à tout un ensemble d’opérateurs critiques. Le mouvement sera épaulé par le réseau des Computer Security Incident Response Team (CSIRT) pour discuter des incidents et identifier de possibles réponses coordonnées.

Plusieurs niveaux de reporting selon les acteurs concernés

Ce texte visera avant tout à définir des critères pour savoir qui relève de ces obligations. En tête de liste, on trouvera nécessairement les acteurs de l’énergie, du transport et de la santé. Selon l’eurodéputé Andreas Schwab (EPP), ces entreprises devront répondre à plusieurs mesures de sécurité, mais également notifier aux autorités les incidents de cybersécurité qualifiés « d’importants. »

Si les micro entreprises et les PME seront épargnées, les principaux acteurs du Net seront également concernés, mais avec des obligations finalement plus en retrait. Sont cités les marketplaces comme Amazon ou eBay, les moteurs de recherche mais aussi les services de cloud qui devront mettre en place de mesures de sécurité tout en rapportant aux autorités les seuls « incidents majeurs » qui viendraient les impacter.

Le flou règne par contre sur les autres plateformes en ligne comme les réseaux sociaux. Selon l’eurodéputé, toutefois, « cette directive marque le début de la régulation des plateformes. Alors que la consultation de la Commission européenne sur ces acteurs est toujours en cours, les nouvelles règles prévoient déjà des définitions concrètes – une demande du Parlement européen exprimée depuis le début des négociations , afin de faire connaître son consentement à l’inclusion des services numériques. »

En aout dernier, l’obligation de reporter aux autorités les incidents de sécurité avait soulevé les inquiétudes des représentants du secteur. Selon l’Afdel, l’association française des éditeurs de logiciels et de solutions Internet, une obligation indifférenciée de reporting « pourrait porter atteinte à la compétitivité des entreprises du numérique, en particulier des entreprises françaises et européennes du numérique – dont de nombreuses PME, qui n’ont pas toute la capacité d’adaptation des grands groupes internationaux –, sans atteindre les objectifs poursuivis en termes de sécurité ». L’ASIC, l’association des services Internet communautaires, avait craint pour sa part de voir chaque État membre devenir « le Directeur des services informatiques de l’ensemble des acteurs du numérique », du moins si des critères trop larges étaient inscrits en dur dans le texte final.

Le projet de directive doit maintenant être approuvé formellement par la Commission au marché intérieur du Parlement européen et par le Comité des représentants permanents.

Des obligations de reporting préexistent dans certains secteurs et en France

Suite à l’adoption du Paquet Télécom en Europe, rappelons que les opérateurs télécom doivent déjà notifier les fuites de données personnelles aux autorités de contrôle des données personnelles (la CNIL, ici). En France, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information chapeaute pour le compte du premier ministre, les règles de sécurité que doivent suivre les OIV, ces opérateurs d’importance vitale dont l’atteinte à la sécurité ou au fonctionnement risquerait de diminuer d’une façon importante le potentiel de guerre ou économique, la sécurité ou la capacité de survie de la Nation.

Depuis la loi de programmation militaire de 2013, centrales nucléaires, hôpitaux, sociétés de transports, acteurs des télécoms, etc. ont l’obligation de fournir « les informations nécessaires pour évaluer la sécurité de ses systèmes d’information, notamment la documentation technique des équipements et des logiciels utilisés dans ses systèmes ainsi que les codes sources de ces logiciels. »


 

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Source : http://www.nextinpact.com/news/97630-directive-sur-cybersecurite-amazon-ebay-google-devront-notifier-leurs-incidents-majeurs.htm




La CNIL demande à Facebook de ne pas tracer les non-membres

La CNIL demande à Facebook de ne pas tracer les non-membres - Politique - Numerama

La CNIL demande à Facebook de ne pas tracer les non-membres


À la suite du jugement belge exigeant de Facebook qu’il mette fin au pistage des internautes, cinq autorités de protection de la vie privée demandent au réseau social d’appliquer les conséquences du verdict sur l’ensemble de l’Union européenne.

 

Dans son bras de fer contre Facebook, qui est accusé de suivre tous les internautes à la trace, y compris ceux qui ne sont pas inscrits sur le réseau social, la commission de la protection de la vie privée belge n’est pas seule. L’institution peut en effet compter sur le soutien de quatre autres autorités européennes.
Celles-ci ont en effet publié une déclaration commune qui réclame la fin de l’ingérence du site américain dans la vie privée des internautes. Ce texte fait suite au jugement rendu en première instance par le tribunal civil de Bruxelles, qui condamne Facebook à cesser de tracer l’activité des internautes en Belgique lorsqu’ils visitent des sites web sur lesquels sont installés des boutons de partage, comme le célèbre « J’aime ».
Les autorités de France, de Belgique, d’Espagne, des Pays-Bas et de Hambourg sur la même ligne.
« Tout en reconnaissant le droit de Facebook à faire appel de ce jugement, le Groupe de contact attend de la société qu’elle se conforme à ce jugement sur tout le territoire de l’Union européenne », écrivent-elles. Elles ajoutent, dans un communiqué, que cette immixtion « n’est pas acceptable » et que Facebook doit « prendre les mesures nécessaires pour se mettre en conformité » avec les règles communautaires.
Mais en la matière, les mesures que Facebook a déjà déployées pour respecter le jugement de la justice belge ont eu pour effet d’irriter la commission de la protection de la vie privée belge. En effet, au lieu de neutraliser le cookie litigieux (intitulé « datr » et que Facebook justifie au nom de la sécurité de ses membres), le réseau social a préféré bloquer l’accès aux internautes belges qui ne sont pas connectés au service.

 


 

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Source : http://www.numerama.com/politique/133980-la-cnil-demande-a-facebook-de-ne-pas-tracer-les-non-membres.html




Les objets connectés doivent-ils vraiment recueillir autant de données personnelles pour fonctionner correctement ?

Objets connectés : les inquiétantes failles de sécurité dont vous n'avez pas conscience | Archimag

Les objets connectés doivent-ils vraiment recueillir autant de données personnelles pour fonctionner correctement ?


Télévision, pèse-personne, thermostat et autres hubs domotiques… les objets connectés tentent d’envahir nos maisons et de s’infiltrer au coeur même de leur réseau numérique.

 

Pourtant, malgré leur objectif de nous simplifier la vie, leur développement semble encore assez poussif ; en raison sans doute de leur manque criant de sécurité. C’est ce que révèle une étude menée par la division Sécurité de Hewlett Packard : rien de moins que 250 vulnérabilités ont été relevées par les experts d’HP Fortify au sein des 10 objets connectés les plus populaires.

Ces failles de sécurité seraient, selon Mike Amistead, le manager général d’HP Fortify, le symptome de la ruée des entreprises sur le créneau des objets connectés. Il estime en effet que les start-ups se lançant sur ce marché tenteraient de commercialiser leur produit le plus rapidement possible avant la concurrence… au mépris de la garantie d’un niveau de sécurité suffisant des réseaux et des données personnelles.

Vos données personnelles en clair sur la toile

Parmi les failles de sécurité relevées, HP a constaté que :
– 90 % des objets connectés étudiés solliciteraient une information personnelle sensible (ex : adresse email ou postale, nom, date de naissance, etc) ; une information ensuite véhiculée en clair sur la toile ;
– 70 % des objets connectés ne crypteraient pas les données échangées avec le réseau ;
– 80 % des objets connectés ne nécessiteraient pas de mot de passe complexe pour identifier les demandes de connexion tierces ;
– 60 % des objets connectés seraient vulnérables aux attaques dites de « cross-site scripting » (type de faille de sécurité permettant d’injecter du contenu dans une page, et provoquant ainsi des actions sur les navigateurs web visitant la page)​.


 

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Source : http://www.archimag.com/vie-numerique/2014/07/30/objets-connectes-internet-failles-securite




Safe Harbor et localisation des données

Max Schrems, le tombeur du Safe Harbor, s'attaque à la localisation des données

Safe Harbor et localisation des données


Après l’invalidation du Safe Harbor, Max Shrems pousse son avantage, et veut obliger les CNIL européennes à tirer les conséquences de la fin de cet accord. Et à obliger les GAFA à stocker les données personnelles des Européens sur le continent.

Un jeune Autrichien en 28 ans va-t-il faire plus pour la régulation du Cloud sur le Vieux Continent que la Commission Européenne depuis dix ans ?

L’activiste Maximilian Schrems, (en photo) déjà à l’origine de l’invalidation de l’accord dit Safe Harbor par la Cour de justice européenne (CJUE), ouvre un nouveau front, touchant cette fois à la localisation des données personnelles des citoyens européens.

 

 

Sa cible, une fois encore : Facebook.

Schrems demande cette fois à plusieurs CNIL en Europe d’ordonner au réseau social de conserver ses données sur le sol européen, arguant du fait qu’il n’existe plus (et pour cause) de cadre légal assurant le transfert de ses données sur le sol américain en toute sécurité. Pour ce faire, l’activiste a déposé deux nouvelles plaintes contre Facebook. La première auprès de l’autorité belge de protection des données, la seconde auprès de l’équivalent de la CNIL en Allemagne. Max Schrems a également mis à jour sa plainte auprès de l’autorité irlandaise, celle qui avait abouti à l’invalidation du Safe Harbor. Rappelons que Facebook opère ses activités hors des Etats-Unis depuis l’Irlande, raison pour laquelle Schrems avait choisi ce pays pour s’attaquer au réseau social. L’autorité irlandaise s’étant déclaré incompétente, la plainte avait été transmise à la CJUE qui avait fini par invalider le Safe Harbor, accord de 2001 autorisant les entreprises établies aux États-Unis, notamment les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), à recevoir des données en provenance de l’Union européenne dans un cadre légal. La CJUE a décidé de tirer un trait sur cet accord à la lumière des révélations d’Edward Snowden sur les programmes de surveillance de la NSA et sur la complicité des grands noms du Web – dont Facebook – à ces programmes.

 

 

Forcer la main des CNIL européennes

Cet accord n’existant plus, Max Schrems estime que les transferts de données vers les Etats-Unis violent la loi européenne, qui réclame que ces exports ne peuvent être effectués vers un pays offrant un niveau de protection inférieur à celui de la loi en place sur le Vieux Continent. Le jeune Autrichien se demande donc sur quelles bases légales sont assurés les transferts de ces données vers les États-Unis. Interpelé sur ce point le 12 octobre (quelques jours après la décision de la CJUE), Facebook a produit tardivement un accord contractuel, daté du 20 novembre 2015, passé entre sa filiale irlandaise et sa maison mère et encadrant les transferts d’informations entre les deux entités. « En plus de cet accord, Facebook Ireland se base sur un certain nombre d’autres moyens légaux pour transférer les données de ses utilisateurs aux Etats-Unis », assurent les avocats du réseau social, dans une lettre. Sans plus de précisions toutefois. Max Schrems conteste la légalité de ces accords, censés suppléer la disparition du Safe Harbor, au regard des révélations d’Edward Snowden sur des programmes de surveillance comme Prism.

 

Pour forcer les CNIL européennes à prendre ce qu’il estime être tirer les conséquences logiques de la décision de la CJUE, le jeune Autrichien pourra s’appuyer sur les fractures qui apparaissent entre ces différentes autorités de contrôle. Fin octobre, l’administration allemande a mis en doute la voie préconisée par la Commission européenne après la fin du Safe Harbor, soit la mise en place rapide d’alternatives basées sur des accords contractuels. Indiquant qu’elle bloquerait tout nouveau transfert de données exploitant ces mécanismes.

Conséquence, selon Johannes Caspar, le responsable allemand de la protection des données : « Quiconque souhaite échapper aux conséquences légales et politiques du jugement de la CJUE devrait dans le futur étudier le stockage des données personnelles uniquement sur des serveurs situés au sein de l’UE ».

Max Schrems explique que les plaintes déposés en Irlande, en Belgique et en Allemagne font partie d’un « premier round » ; d’autres devraient suivre dans d’autres juridictions européennes.

Dans un communiqué, l’activiste précise : « je n’ai aucune doute qu’une large majorité des autorités européennes de protection des données enquêteront correctement sur les plaintes et prendront les actions qui s’imposent. Néanmoins, dans un cas particulier, j’ai senti le besoin de clarifier le fait qu’une résistance délibérée à faire le travail pourrait avoir des conséquences personnelles pour les responsables concernés ».

 

 

Safe Harbor 2 dans l’urgence

Rappelons que, suite à l’invalidation du Safe Harbor, la Commission européenne a relancé dans l’urgence des négociations pour aboutir rapidement à un nouvel accord cadre. Ce Safe Harbor 2 devra répondre pleinement aux exigences de la CJUE, pour que le cadre résiste aux défis juridiques posés par les régulateurs en charge de la protection des données.

Réunis au sein du groupe des CNIL européennes (G29), ces derniers attendent des autorités européennes et américaines une solution « satisfaisante » avant le 31 janvier 2016. Nul doute que Max Schrems n’est de toute façon pas disposé à leur laisser davantage de temps.

 


 

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Source : http://www.silicon.fr/max-schrems-le-tombeur-du-safe-harbor-sattaque-a-la-localisation-des-donnees-133129.html




Google For Education : un attrape-données personnelles ?

 

Google For Education : un attrape-données personnelles ?

Google For Education : un attrape-données personnelles ?


Pour l’Electronic Frontier Foundation, Google profite de ses services Google For Education pour collecter et exploiter les données personnelles des élèves utilisateurs à son propre bénéfice et sans rapport avec l’enseignement. Google est pourtant signataire aux US d’un traité proscrivant ces pratiques.

 

Comme d’autres de ses concurrents, et notamment Microsoft, Google dispose d’une offre de services Cloud destinée spécialement aux acteurs de l’enseignement : Google For Education. Ce secteur est également un des principaux débouchés, aux Etats-Unis, pour le Chromebook.

Etudiants et enseignants sont depuis toujours des cibles de choix pour les fournisseurs de technologies. Mais Google pourrait aussi avoir un autre intérêt à être présent sur ce marché, un intérêt directement lié à son cœur de métier : la collecte et l’exploitation des données personnelles.

 

 

Chrome Sync par défaut sur Chromebook
Pour l’Electronic Frontier Foundation (EFF), Google a incontestablement dépassé les bornes en matière de données personnelles et surtout renié ses propres engagements. L’organisation vient à ce titre de saisir aux Etats-Unis le régulateur, la FTC.

En cause, les pratiques de la firme de Mountain View dans le cadre de son offre Google For Education. Selon l’EFF, Google piétine le « Student Privacy Pledge », un pacte signé par 200 entreprises, dont Google et qui encadre strictement les pratiques des fournisseurs en matière de confidentialité des données dans l’univers de l’enseignement.

Le « Student Privacy Pledge » proscrit ainsi la collecte, la conservation, l’utilisation et le partage des données personnelles des élèves hors des finalités touchant à l’enseignement. Google ne suivrait pas les règles en la matière, et ce de trois façons, juge l’EFF.

D’abord, lorsque les élèves se connectent avec leur compte Google for Education, la firme collecte les données personnelles des services non liés à l’enseignement et pour des finalités ne relevant pas non plus de l’enseignement.

Deuxième infraction : les ordinateurs Chromebooks disposent d’une fonctionnalité de synchronisation activée par défaut dans Chrome. Ce paramétrage permet ainsi à Google de collecter et d’exploiter intégralement l’historique de navigation, entre autres, des étudiants utilisant Google For Education. Et une fois encore sans que ces collectes de données relèvent des finalités admises.

 

 

Des pratiques trompeuses pour l’EFF
Enfin, Google a prévu dans les paramétrages d’administration de sa suite de services des paramètres autorisant sur les Chromebooks le partage des données des étudiants avec Google ainsi que des tiers. Or, le « Student Privacy Pledge » n’autorise pas un tel partage et une telle option n’aurait donc pas même dû être prévue à cet effet.

L’EFF demande donc au régulateur américain d’ouvrir une enquête sur les « agissements ou pratiques injustes et trompeurs » de Google, mais aussi d’exiger de la firme de détruire toutes les données des étudiants collectées jusqu’à présent en violation du « Student Privacy Pledge ».

Et cela pourrait faire beaucoup de données personnelles. Comme le rappelle ComputerWorld, Google revendiquait en octobre plus de 50 millions d’utilisateurs (élèves et enseignants) de Google For Education et 10 millions d’étudiants sur Chromebook.

Contacté par ComputerWorld, Google esquive les accusations formulées par l’EFF. La firme se déclare confiante dans le fait que ses outils respectent à la fois la loi et ses promesses, dont le Student Privacy Pledge.

Mais comme le signale l’EFF, Google a déjà reconnu au moins une mauvaise pratique et s’est engagé auprès de l’association à retirer l’activation par défaut de Chrome Sync sur les Chromebooks vendus aux établissements scolaires.


 

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Source : http://www.zdnet.fr/actualites/google-for-education-un-attrape-donnees-personnelles-39829148.htm




Des amendes plus lourdes de la part de la Cnil ? – Denis JACOPINI Expert informatique

Axelle Lemaire veut des amendes plus lourdes pour la Cnil

Des amendes plus lourdes de la part de la Cnil ?


La Cnil ne peut infliger que des amendes allant jusqu’à 150 000 euros maximum. Un plafond que souhaite dépasser la secrétaire d’Etat Axelle Lemaire.

 

 

En France, la commission en charge de la protection des données personnelles ne dispose que d’un pouvoir limité en termes de sanction financière. Elle ne peut infliger, en bout de course d’une procédure pouvant durer plusieurs mois, qu’une amende maximale de 150 000 euros.

Si ce type de sanction est important pour de petites structures, il n’en est rien pour des multinationales. C’est le cas par exemple de Google qui en 2014 avait été condamné à payer cette amende pour ne pas avoir suffisamment informé les utilisateurs lors de la refonte de ses services et de ses conditions d’utilisation. Google avait également été sommé de faire afficher cette condamnation une note pendant 48h sur la page d’accueil de google.fr faisant état de sa sanction. L’amende avait été relayée par les médias mais n’a pas non plus ébranlé Google. C’est pourquoi Axelle Lemaire souhaite doter la Cnil de pouvoirs plus étendus.

Interrogée par France Inter, la secrétaire d’Etat au numérique estime que ces prérogatives sont « insuffisamment élevées » ajoutant que ce type d’amende « c’est cacahuète par rapport à la réalité économique » d’un groupe comme Google, Apple ou bien encore Microsoft. C’est pourquoi elle souhaite que l’Europe dote ces autorités de compétences plus importantes.

Des négociations sur un projet de règlement européen sur les données personnelles se terminent actuellement à Bruxelles. Ce qui pourrait faire progresser la situation. A terme, une telle autorité pourrait infliger des amendes allant jusqu’à 100 millions d’euros ou 5% du chiffre d’affaires mondial d’une entreprise.

A l’image des règles européennes en faveur de la concurrence, ce type de texte pourrait pousser les groupes américains à faire preuve de davantage de vigilance.


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Source : http://pro.clubic.com/legislation-loi-internet/cnil/actualite-785040-axelle-lemaire-cnil-amende.html




Comment protéger au mieux les données clients des cyberattaques ?

Comment protéger au mieux les données clients des cyberattaques ? Par Bernard Girbal, Vice-Président EMEA chez Hexis Cyber Solutions

Comment protéger au mieux les données clients des cyberattaques ?


Les derniers piratages des données bancaires de plus de 1,3 millions de clients Orange, les 83 millions de données de clients volées à la banque américaine JP Morgan Chase ou les menaces d’hackers de divulguer l’identité de 36 millions d’utilisateurs du site de rencontres canadien Ashley Madison… Tous ces épisodes démontrent que les cyber-attaques menacent aujourd’hui fortement la liberté individuelle et les données personnelles.

 

 

Elles viennent également rappeler qu’aucune entreprise, même bien protégée, n’est aujourd’hui en mesure de garantir à 100% la sécurité des données qu’elle manipule. Face à ce constat, les entreprises doivent changer la façon dont elles peuvent rapidement détecter et répondre en utilisant de nouvelles solutions plus précises, plus actionnables pour les équipes de sécurité.

C’est un véritable enjeu pour les entreprises d’assurer à leurs clients la protection la plus fiable possible.

Voici 4 conseils aux entreprises pour protéger au mieux les données sensibles de leurs clients et les actions à mettre en place lors d’une attaque :

  • Toute organisation chargée de la gestion des données personnelles très sensibles de leurs clients doit prendre ses responsabilités très au sérieux et protéger ainsi les données contre les accès non autorisés indésirables. Cela impliquerait de multiples niveaux de contrôles de sécurité au niveau de l’IT, peut-être en commençant par le cryptage des données personnelles alors qu’elles sont actives et en cours d’utilisation. Cette approche peut être efficace à la protection des données hautement sensibles, même si le réseau dans lequel elles résident est compromis. Cela peut paraître couteux à mettre en œuvre mais c’est une méthode de protection efficace.
  • Il est capital d’avoir des processus et procédures internes qui garantissent l’accès physique aux centres de stockage de données sécurisées y compris de CLOUD. Les comptes d’utilisateurs inutilisés devraient être supprimés rapidement et les restrictions d’accès gérés de façon stricte pour s’assurer que tous les employés n’aient pas accès aux données de n’importe quel autre utilisateur.
  • Nous pouvons également parler d’une nouvelle génération, solide dans son approche, permettant d’atténuer les menaces (en constante évolution) d’attaques malveillantes des réseaux d’entreprise provenant de l’extérieur. Les organisations “pirates” peuvent percevoir cela comme une énorme opportunité financière à voler les données personnelles détenues par quelque organisme que ce soit. Le fait d’avoir des défenses périmétriques fortes mises en place comme un pare-feu, des anti-virus sur toutes les stations de travail , d’une solution de filtrage d’e-mail, ou encore d’une solution IPS / IDS et un SIEM offrant la possibilité de surveiller les événements de toutes ces technologies en un seul endroit, ne restent malheureusement pas les plus fiables et beaucoup de sociétés ayant mis en place ces solutions ont quand même été attaquées, des brèches ont été exploitées car toutes ces solutions ne permettent pas d’arrêter tous les logiciels malveillants persistants qui vont compromettre un réseau en offrant la possibilité de se déplacer librement afin de trouver des données ciblées à voler.
  • Là où les entreprises doivent se focaliser (en plus d’autres options internes déjà mentionnées), c’est de déployer une solution de détection des menaces plus intégrée qui peut extraire des informations à partir de plusieurs points dans le réseau, d’analyser ce qui se passe en temps réel (sur les stations de travail et sur le réseau) et défendre activement les réseaux d’entreprise avec la possibilité d’automatiser les réponses défensives générées en temps réel et 24 heures sur 24. Il y a encore à ce jour une réticence au niveau des comités exécutifs des entreprises de reconnaître la nécessité d’avoir un budget propre à la « Cyber Sécurité » mais qui permettrait de continuer à investir sur les dernières générations de solutions qui sont adaptées aux nouvelles menaces. Jusqu’à ce que cela change ; les cyber attaques vont continuer, les hackers utilisant des outils automatisés de pointe. Et nous continuerons de découvrir de nouvelles attaques de grandes ampleurs, quasiment tous les jours !

 

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Source : http://www.infodsi.com/articles/157575/proteger-mieux-donnees-clients-cyberattaques-bernard-girbal-vice-president-emea-chez-hexis-cyber-solutions.html




Plus de 8 Français sur 10 sont inquiets concernant la protection de leurs données personnelles sur Internet

Infographie iligo : plus de 8 Français sur 10 sont inquiets concernant la protection de leurs données personnelles sur Internet - Offremedia

Plus de 8 Français sur 10 sont inquiets concernant la protection de leurs données personnelles sur Internet


En 2015, 84% des consommateurs français se préoccupent de la protection de leurs données personnelles sur Internet, en particulier lorsqu’ils se connectent sur un Wifi public (71%), à leur domicile (58%) ou dans la rue en réseau mobile (49%), selon une étude réalisée par iligo. Les acteurs qui leur inspirent le moins confiance sont les réseaux sociaux (77%) et les moteurs de recherche (63%).

 


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Denis JACOPINI est Expert Informatique assermenté, consultant et formateur en sécurité informatique, en mise en conformité de vos déclarations à la CNIL et en cybercriminalité.
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Source : http://www.offremedia.com/voir-article/infographie-iligo-plus-de-8-francais-sur-10-sont-inquiets-concernant-la-protection-de-leurs-donnees-personnelles-sur-internet/newsletter_id=209145/