La justice européenne va encadrer la vidéosurveillance depuis le domicile – Next INpact

La justice européenne va encadrer la vidéosurveillance depuis le domicile - Next INpact

La justice européenne va encadrer la vidéosurveillance depuis le domicile – Next INpact

Jeudi, la Cour de Justice de l’Union dira si une caméra située dans une propriété privée qui surveille également une partie de l’espace public échappe ou non aux règles de protection en matière de traitement des données à caractère personnel.

 

 

Le déploiement des solutions de vidéosurveillance personnelles se démocratisant, une affaire tranchée demain par la Cour de Justice de l’Union européenne méritera une certaine attention. Le cas examiné est né en Tchécoslovaquie.

 

Un certain M. Ryneš, agacé que les vitres de sa maison soient brisées à maintes reprises avait installé un système de vidéosurveillance. Les flux étaient enregistrés sur disque dur à partir de caméras captant l’entrée de sa maison, celle de la maison d’en face, mais également une partie de la voie publique.

 

 

Une amende infligée par la CNIL tchèque
Dans la nuit du 6 au 7 octobre 2007, nouveau vandalisme à l’aide d’une fronde. Les enregistrements sont remis à la police qui parvient à identifier des suspects. Problème, l’un d’eux conteste la légalité des procédures auprès de l’Office tchèque pour la protection des données à caractère personnel. Et pour cause : ces enregistrements ont été effectués sans son consentement alors qu’il était sur la voie publique.

La CNIL locale lui donne raison et inflige une amende à M. Ryneš. Ce dernier attaque cependant cette décision devant la Cour suprême administrative tchèque, laquelle, prise d’un doute, a saisi la Cour de justice pour savoir si ces enregistrements constituaient ou non un traitement de données couvert par la directive 95/46 sur les données personnelles. Celle-ci en effet, ne s’applique pas quand le traitement est effectué par une personne physique pour l’exercice d’activités exclusivement personnelles ou domestiques.

 

L’analyse de l’avocat général
Pour l’heure, l’avocat général a déjà conclu que le traitement de données à caractère personnel effectué par ce Tchèque ne relevait pas de la notion d’ « exercice d’activités exclusivement personnelles ou domestiques », une des exceptions à la directive en question. Du coup, a contrario, ce système de vidéosurveillance devrait entrer dans le plein champ de ce texte européen.

Si la Cour suit cette analyse, cela ne signifiera pas nécessairement que l’amende infligée au responsable du traitement sera légitimée. Il faudra en effet déterminer si d’autres articles de cette directive ne peuvent être appelés en renfort pour légitimer cette installation effectuée sans le consentement des personnes filmées (article 7 f) de la directive).

 

 

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Source : http://www.nextinpact.com/news/91283-la-justice-europeenne-va-encadrer-videosurveillance-depuis-domicile.htm

 

 




La protection des données personnelles, « atout pour la France », selon Manuel Valls

La protection des données personnelles, « atout pour la France », selon Manuel Valls

« Je mesure l’audace d’inviter un ancien ministre de l’intérieur parler de protection des données, cela peut paraître risqué » : surprise, c’est le premier ministre, Manuel Valls, qui a prononcé le discours d’ouverture de l’« European data governance forum », organisé lundi 8 décembre à Paris.

 

Cette journée de conférence au siège de l’Unesco a été mise en place par le G29, qui rassemble les autorités européennes de protection des données, afin de réfléchir à un « cadre éthique et juridique » sur la question des données personnelles.

 

Le chef du gouvernement a souligné à plusieurs reprises le rôle que doivent jouer, selon lui, les autorités européennes et les Etats : « Il serait erroné de penser que toute régulation tue l’innovation. La régulation, c’est le rôle des Etats. Les valeurs de la démocratie doivent peser sur le monde numérique, la loi doit s’y appliquer. »

 

 

Projet de loi sur le numérique
« En 2015 et 2016, la loi réaffirmera de manière solennelle le droit à la vie privée et à la protection des données personnelles, ainsi que le contrôle des actes des services de renseignement », a expliqué le premier ministre. Sans préciser si cette question sera abordée dans le cadre du projet de loi numérique, en 2015, ou s’il fera l’objet d’un texte distinct.

Manuel Valls et Mme Falque-Pierrotin, la présidente de la CNIL, ont également rappelé que 2015 serait l’année du règlement sur les données personnelles, adopté au printemps par le parlement européen et qui doit désormais faire l’objet d’un accord entre les Etats membres. Sur ce sujet, le premier ministre a souligné « le soutien de la France à la réflexion sur le règlement sur les données », tandis que Mme Falque-Pierrotin a estimé qu’il y avait « urgence à nous doter de cet instrument juridique unique pour toute l’Union ».

Sur la question très sensible de l’inclusion – ou non – de la lucrative question des données personnelles dans les négociations sur les traités de libre-échange actuellement en négociation notamment entre l’UE et les Etats-Unis, M. Valls s’est voulu rassurant : « La France veillera, dans les négociations sur les traités de libre-échange, à ce que le standard européen soit préservé. »

 

 

« DÉFICIT DE CONFIANCE »
Le gouvernement français en est convaincu, a martelé Manuel Valls : la protection des données est un atout économique. « L’Europe doit faire de la protection des données personnelles un argument d’attractivité et de compétitivité. L’utilisateur doit pouvoir faire ses choix sur ses propres données en toute connaissance. Cela a un potentiel économique énorme. »

Un avis partagé par Mme Falque-Pierrotin : « Il ne faut pas que le déficit de confiance se transforme en méfiance » générale au sein de l’écosystème numérique. « Le monde a changé. Certains voudraient faire croire que la vieille histoire de la protection des données est dépassée », a conclu Manuel Valls. « Chaque époque a son combat : le droit des femmes, l’abolition de la peine de mort… La France y a tenu sa place. C’est parce que la France est le pays des droits de l’homme qu’elle doit faire de la protection des données un grand combat pour les droits humains. »

 

 

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Source : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/12/08/la-protection-des-donnees-personnelles-atout-pour-la-france-selon-manuel-valls_4536408_4408996.html

par Martin Untersinger

 

 




Que deviennent les données stockées sur nos objets connectés ?

VIDEO. Que deviennent les données stockées sur nos objets connectés ?

Que deviennent les données stockées sur nos objets connectés ?

Une équipe de France 2 a enquêté sur ces objets connectés qui ont envahi notre quotidien et conservent nos données personnelles.

 

Chaque jour, 5 millions de Français prennent le pouls de leur santé à l’aide de leurs objets connectés qui engloutissent des informations sur leurs utilisateurs. Ces données sont envoyées via Internet sur un serveur stocké dans un lieu ultra-sécurisé, le data-center, constitué de millier d’ordinateurs. La protection de ces données dépend de la législation du pays où elles sont conservées. « Si vous avez de la chance, vos données atterriront en France dans un data-center comme celui-là, dans la réglementation française qui est très protectrice. Si vous n’avez pas de chances, elles atterriront aux États-Unis ou ailleurs », commente Arnaud de Bermingham, directeur des services d’hébergement Online.

 

 

Les internautes exposés à la publicité ciblée
Aux États-Unis, l’administration peut librement accéder à vos données personnelles sous couvert de sécurité nationale. En France, les fabricants d’objets connectés doivent obtenir le consentement des utilisateurs et garantir leur sécurité contre le piratage. Subsiste toutefois le risque de voir ses données vendues à des fins mercantiles. La loi interdit toutefois l’utilisation de ces données par la sécurité sociale ou les assurances.

 

 
La vidéo de FranceTV Info pour mieux comprendre le phénomène
 

 

 

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Source : http://www.francetvinfo.fr/economie/medias/video-que-deviennent-les-donnees-stockees-sur-nos-objets-connectes_757247.html

Par France 2

 




Attention, la CNIL contrôle votre site Web sans vous en informer et rédige des PV

Attention, la CNIL contrôle votre site Web sans vous en informer - La Revue du Digital

Attention, la CNIL contrôle votre site Web sans vous en informer et rédige des PV

La CNIL peut désormais contrôler des sites web  hors la présence de l’organisation concernée.  Le responsable du traitement n’est informé qu’après coup. En octobre dernier, la CNIL a publié le mode d’emploi pour ce nouveau type de contrôle.  Analyse de Bénédicte Querenet-Hahn, associée, et Grit Karg, collaborateur au sein du cabinet d’avocats GGV.

 

La loi du 17 mars 2014 relative à la consommation, également appelée loi Hamon, a introduit à l’article 44 de la loi Informatique et Libertés un nouveau mode de contrôle. Elle prévoit que la CNIL procède à toute constatation utile, en dehors des contrôles sur place et sur convocation.

 

Les données imprudemment accessibles
La CNIL peut à partir d’un service de communication au public en ligne, consulter les données librement accessibles ou rendues accessibles, y compris par imprudence, par négligence ou par le fait d’un tiers, le cas échéant en accédant et en se maintenant dans des systèmes de traitement automatisé de données le temps nécessaire aux constatations.

 

La CNIL n’a pas besoin de se déplacer pour effectuer le contrôle, qui peut être effectué sans que l’organisme contrôlé en ait connaissance, à tout moment, et sans que le responsable des locaux puisse  s’y opposer.

 

Procès verbal
Une fois un contrôle effectué, la CNIL rédigera un procès-verbal factuel décrivant la méthodologie appliquée et précisant l’environnement technique du contrôle ainsi que les éléments vérifiés. Ce procès-verbal sera ensuite adressé au responsable du traitement qui disposera alors d’un délai fixé par la CNIL afin de faire part de ses observations.

Un contrôle à distance peut être combiné avec tout autre moyen dont dispose la CNIL, telles que les auditions ou visites. En cas d’infraction à la réglementation constatée, un contrôle en ligne peut donner lieu à une mise en demeure ou, le cas échéant, à l’ouverture d’une procédure de sanction.

 

Finalités de la collecte de données
Les vérifications en ligne portent notamment sur la pertinence des données collectées au regard des finalités pour lesquelles elles sont collectées, les mentions obligatoires relatives à la collecte de données à caractère personnel, la sécurité des données collectées et traitées, le respect des formalités déclaratives auprès de la CNIL.

 

Selon la CNIL, un accent est également mis sur la vérification du respect des règles relatives aux « cookies » et à d’autres traceurs. La CNIL vérifiera le nombre et la nature des cookies déposés sur le poste informatique de l’internaute, les modalités d’information à destination du public en matière de cookies, la qualité et la pertinence de l’information et les modalités de recueil du consentement de l’internaute.

 

Répression des fraudes
Par ailleurs, la loi Hamon renforce la coopération de la CNIL avec les agents de la DGCCRF (la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Tout manquement constaté par l’autorité sera en effet transmis à la CNIL pour qu’elle puisse prendre les mesures nécessaires.

 

La communication systématique d’informations entre la CNIL et la DGCCRF a déjà été mise en place dans le  domaine du e-commerce par la signature, le 6.1.2011, d’un protocole de coopération afin d’améliorer l’échange d’informations relatif à la protection des données personnelles.

 

Eviter tout risque de sanction
Au regard de ce renforcement des moyens de contrôles et de la volonté affichée de la CNIL de vérifier systématiquement les sites web, il appartient aux marchands s’assurer de la conformité de leurs sites avec la réglementation en vigueur, afin d’éviter tout risque de sanction.

Pour en savoir plus, nous vous recommandons notre article « Nouvelles exigences de la loi Hamon – Comment mettre à jour votre site e-commerce » : http://www.francoallemand.com/fileadmin/ahk_frankreich/Dokumente/recht/publications-droit/DF/4-2014-F-D-Nouvelles-exigences-de-la-loi-Hamon.pdf.

 

Contrôles dans l’entreprise
Pour rappel, selon l’article 44 de la loi Informatique et Libertés, les agents de la CNIL sont habilités à effectuer des contrôles au sein des entreprises. Ces contrôles sont en général réalisés suite à une plainte auprès de la CNIL et en présence d’une personne responsable des locaux, éventuellement assisté d’un conseil.

Le responsable des locaux doit par ailleurs être informé de son droit d’opposition à la visite. En cas d’exercice de ce droit, la visite ne peut avoir lieu qu’avec l’autorisation du juge des libertés et de la détention du TGI (Tribunal de Grande Instance) compétent. En cas d’urgence toutefois ou de risque de destruction de documents, la CNIL peut procéder à la visite, sur l’autorisation du juge, sans que l’entreprise ne puisse s’y opposer.

Lors de tels contrôles, la CNIL peut demander la communication de tous les documents nécessaires, en prendre copie, recueillir tout renseignement utile, et accéder aux programmes informatiques et aux données.

 

 

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Source : http://www.larevuedudigital.com/2014/12/expert/attention-la-cnil-controle-votre-site-web-sans-vous-en-informer/

 




Indétectable et envahissant : le successeur des cookies est là, le fingerprinting

Indétectable et envahissant : le successeur des cookies est là, le fingerprinting

Indétectable et envahissant : le successeur des cookies est là, le fingerprinting

Excédé par le tracking publicitaire des sites marchands, vous pestez contre les cookies ? Le Fingerprinting ou « empreinte » s’apprête à leur succéder. Cookies ou pas, vous n’échapperez donc pas au traçage.

 

Qui ne s’est jamais érigé en défaveur des bandeaux publicitaires. Certaines publicités peuvent même vous rappeler inlassablement, quel que soit le site sur lequel vous vous rendez, la liste des produits que vous avez consultés sur un site marchand. Le reciblage publicitaire connaît un succès foudroyant auprès des annonceurs, mais il suscite aussi l’agacement car il révèle l’efficacité du traçage systématique des internautes via les cookies.

Des plugins tels que Lightbeam ou Collusion permettent de se faire une idée de l’intense pistage réalisé par une multitude d’agences et de prestataires divers, que l’on subit lorsque l’on surfe sur un site. Depuis quelques mois, tous les sites de contenus et autres sites marchands sont contraints par la Cnil d’afficher un bandeau pour vous avertir de l’utilisation de cookies, incitant les internautes à activer l’option Do not Track de Firefox, à installer des plugins tels que Ghostery, BetterPrivacy ou NoScriptSecuriy Suite, afin de se démettre de l’emprise des publicités.

L’extension Lightbeam pour Firefox identifie 245 sites tiers impliqués pour la visite de 21 sites Web seulement. Chaque site Web pose un cookie pour son fonctionnement interne, mais bien davantage pour tous ses partenaires commerciaux

 

Fingerprinting, l’après cookies, est déjà là
Pour l’instant, selon les chiffres compilés par AT Internet, le taux d’acceptation des cookies en Europe atteint encore 92%. Une proportion négligeable pour les publicitaires, mais qui ne les empêche pas d’envisager l’après cookie. Le futur, c’est le fingerprinting, une solution qui est, sur le papier, imparable. Le service conserve sur ses serveurs les principales caractéristiques de son poste de travail de chacun des internautes, des caractéristiques qui constituent l’empreinte numérique de son poste. Système d’exploitation, navigateur, résolution d’écran, une visite sur le site Panopticlick de l’EFF donne une petite idée de l’étendue des informations que votre ordinateur peut transmettre au serveur, sur simple requête.

 

Elles sont très largement suffisantes pour identifier à coup sûr un internaute qui revient sur le site. Poser un cookie sur le poste devient inutile, il suffit de vérifier cette configuration à chaque connexion.

 

L’approche peut sembler extrêmement coûteuse en ressources, puisque toutes les données doivent être analysées et stockées sur le serveur, mais les technologies Big Data rendent aujourd’hui cette approche centralisée totalement possible. En France, des acteurs tels que Criteo ou AT Internet affirment ne pas utiliser cette solution technique.

 

« D’un point de vue technique, le fingerprinting est une alternative sur laquelle nous nous sommes penchés » reconnait Mélanie Claisse, chef de produit chez AT Internet. Elle souligne néanmoins : « Il reste aujourd’hui malgré tout des zones d’ombre sur des aspects fondamentaux du respect de la vie privée, comme la transparence vis-à-vis des internautes, et surtout, sur leur capacité à accepter ou non la collecte d’informations es concernant, aussi anonymes soient-elles. De ce fait c’est une technique qu’AT Internet n’utilisera pas tant que ces zones d’ombre ne sont pas levées. »

 

Une prudence qui n’est pas de mise chez un certain nombre d’acteurs du Web. Des chercheurs de KU Leuven et de Princeton ont ainsi débusqué un code Javascript de fingerprinting sur 5 282 des 100 000 sites qu’ils ont expertisés. Des services tels que Addthis, Ligatus exploitent les API JavaScript Canvas, initialement destinées à dessiner des graphiques sur une page HTLM, afin de générer une empreinte unique.

 

 

Votre ordinateur vous trahit
Pour ceux qui douteraient de la fiabilité des techniques de fingerprinting, les chercheurs de l’INRIA, du laboratoire IRISA et de l’INSA-Rennes viennent de mettre en ligne le site Am I Unique ? Celui-ci réalise un calcul de votre signature, votre empreinte et vous dit si celle-ci est véritablement unique et donc s’il vous expose au traçage.

Les résultats sont étonnants. Même avec une configuration de type PC sous Windows 7 avec Google Chrome, un serveur va facilement pouvoir vous repérer à votre prochaine venue sur le site, sans qu’aucun cookie n’ait été posé sur le poste.

Derrière le site Am I Unique ?, un chercheur de l’INRIA, Benoit Baudry. Celui-ci participe au projet européen Diversify, qui étudie la problématique de la diversité logicielle.

 

Facebook cookies
Les chercheurs visent à diversifier les logiciels afin d’améliorer leur résistance aux bugs et aux cyberattaques.

 

 

Application de cette recherche, Benoit Baudry cherche comment déjouer le fingerprinting grâce à cette diversité dans le projet Blink : « Globalement, il y a deux stratégies possibles pour déjouer le fingerprinting : soit on va mentir au serveur, soit chercher à le tromper. Mentir au serveur, c’est très simple, on lui renvoie de fausses informations. Le problème, c’est : d’une part, vous risquez d’avoir des problèmes d’affichage du site car ces informations sont utiles à l’affichage des pages, d’autre part, il faut envoyer des informations cohérentes pour ne pas être identifié comme un tricheur par le serveur qui va alors mettre en place d’autres stratégies pour vous reconnaître. »

 

Autre approche possible, ne pas mentir au serveur, mais le prendre à son propre jeu. La première stratégie c’est de présenter strictement la même signature pour l’ensemble des internautes. C’est ce que fait le Tor Browser, une version spécifique de Firefox qui surfe via le réseau Tor. Absolument tous ses utilisateurs ont un seul et même fingerprint. De fait, un serveur n’est pas capable de distinguer un individu unique dans la masse.

 

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Autre piste possible, et c’est l’objet de la recherche de Benoit Baudry, c’est tout simplement de changer de configuration à chaque visite. Cet expert de la diversité logicielle travaille sur une solution qui génère automatiquement une configuration qui fonctionne réellement, avec un comportement le plus proche possible de ce qu’attend l’internaute, mais qui, du point de vue du serveur, est différente et donc, impossible à tracer. « Le fingerprint est unique et stable dans le temps » ajoute le chercheur. « Notre recherche porte sur la stabilité dans le temps. On veut faire évoluer le fingerprint de l’utilisateur dans le temps, mais sans renvoyer de fausses informations. On doit donc faire varier sa configuration pour faire évoluer son fingerprint. » Automatiquement, les paramètres du navigateur, les polices de caractère installées, la liste des plugins et même l’OS vont varier.

 

Le chercheur s’appuie notamment sur des machines virtuelles pour générer cet environnement automatiquement parmi une liste de configurations disponibles. Demain, il pourrait avoir recours à Docker, une solution plus légère pour générer ces configurations. C’est aussi le rôle de Am I Unique ? que de collecter des configurations « réelles » afin d’amasser un stock de fingerprint (anonymes, bien entendu) et générer ces configurations. Une stratégie du mal contre le mal pour lutter contre le fingerprinting.

 

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Source : http://pro.clubic.com/webmarketing/publicite-en-ligne/actualite-742853-fingerprinting-cookies.html

par Alain Clapaud

 

 




Droit au déréférencement : le G29 adopte des lignes directrices

Droit au déréférencement : le G29 adopte des lignes directrices 

L’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) du 13 mai 2014 Google Spain SL et Google Inc. v Agencia Española de Protección de Datos (AEPD) et Mario Costeja González (C-131/12) constitue une étape importante de la protection des données personnelles au regard des traitements de données opérés par les moteurs de recherche en Europe et, plus généralement, dans le monde numérique. Il accorde en effet la possibilité aux personnes de demander aux moteurs de recherche, sous certaines conditions, le déréférencement de liens apparaissant dans les résultats de recherche effectués sur la base de leurs noms.

 

 

Le mercredi 26 novembre, les autorités européennes de protection des données réunies au sein du Groupe de l’article 29 (G29) ont adopté des lignes directrices pour assurer une application harmonisée de l’arrêt de la CJUE. Celles-ci contiennent une interprétation commune de l’arrêt ainsi que des critères que les autorités utiliseront dans le cadre de l’instruction des plaintes leur parvenant suite à des refus de déréférencement par les moteurs.

Dans son arrêt, la Cour confirme l’applicabilité de la Directive 95/46/CE aux moteurs de recherche, ceux-ci étant qualifiés de « responsables des traitements » de données personnelles qu’ils opèrent dans le contexte des activités de leurs filiales établies sur le territoire de l’Union, visant à promouvoir et vendre des espaces publicitaires sur la page des moteurs afin qu’ils soient économiquement rentables.

L’arrêt prévoit expressément que l’exercice du droit au déréférencement n’affecte que les résultats obtenus après une recherche effectuée sur la base du nom d’une personne et ne se traduit pas par la suppression du lien dans les index du moteur de recherche. Autrement dit, l’information originale sera toujours accessible en ligne en effectuant une recherche sur d’autres termes ou en consultant directement le site source.

Le G29 considère que pour donner plein effet à l’arrêt de la Cour, les décisions de déréférencement doivent être mises en oeuvre de manière à garantir effectivement la protection des droits fondamentaux des personnes et à ne pas permettre leur contournement. A cet égard, limiter le déréférencement aux extensions européennes des moteurs de recherche en considérant que les utilisateurs effectuent généralement des requêtes à partir des extensions nationales du moteur ne garantit pas l’application de ce droit de manière satisfaisante. Cela signifie donc, en pratique, le déréférencement devra être effectif sur tous les noms de domaines pertinents, y compris le nom de domaine .com.

Toute personne a droit à la protection de ses données. En pratique, les autorités seront amenées à instruire les demandes des personnes ayant clairement un lien avec l’Union européenne, c’est-à-dire des personnes citoyennes ou résidentes d’un pays membre de l’Union.

D’une manière générale, les moteurs de recherche ne doivent pas informer de manière systématique les sites sources de ce que certaines de leurs pages ne sont plus accessibles sur la base d’une requête faite sur le nom d’une personne en raison d’un déréférencement. En effet, une telle communication systématique n’a pas de base légale dans la législation européenne de protection des données.

Les lignes directrices contiennent également une liste des critères communs que les autorités de protection des données appliqueront pour traiter les plaintes qu’elles reçoivent suite à des refus de déréférencement par les moteurs de recherche. La liste contient 13 critères qui doivent être considérés comme des outils de travail flexibles qui aideront les autorités dans la prise de décision. Les critères seront appliqués au cas par cas et en accord avec les dispositions nationales applicables.

Aucun de ces critères n’est déterminant à lui seul. Chacun d’entre eux doit être appliqué à la lumière des principes établis par la Cour et en particulier de celui de « l’intérêt général du public à avoir accès à l’information ».

 

 

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Source : http://www.newspress.fr/Communique_FR_284298_1332.aspx

 




Gmail et Inbox : Google va-t-il trop loin ?

Gmail et Inbox : Google va-t-il trop loin ? - JDN Web & Tech

Gmail et Inbox : Google va-t-il trop loin ?

Google vient de lancer Inbox, une version nouvelle et plus structurée de Gmail. La solution soulève de nombreuses questions autour de l’utilisation et de la protection des données personnelles et notamment : quel est l’objectif de Google avec Inbox ?

 

 

Inbox présente un grand nombre de fonctionnalités intéressantes : une bonne classification des e-mails, un algorithme intelligent, une interface plus ergonomique et facile à utiliser, en particulier à partir d’un téléphone mobile. Cependant, il subsiste quelques zones d’ombre, que ce soit avec Gmail ou Inbox.

Google se positionne parmi les acteurs qui protègent la vie privée de ses utilisateurs, alors qu’il met tout en œuvre dans ses outils pour analyser leur comportement. Nous savons tous que les données qui transitent dans nos e-mails sont analysées et utilisées, soit pour classer nos e-mails, soit pour nous envoyer/identifier une publicité ciblée. Google analyse les données et doit donc les stocker pour y avoir accès à tout moment.

 

 

Peut-on continuer à parler de vie privée lorsqu’il n’y a ni option ni moyen d’interdire l’accès à mes données ?
Inbox propose à l’utilisateur de faire le tri et de filtrer les e-mails commerciaux et les newsletters, que celui-ci peut désormais recevoir dans des catégories (« promotions », « réseaux sociaux », etc.). Pourtant, Google pousse des publicités vers les utilisateurs grâce à ce même outil. Alors Google est-il vraiment impartial lorsque Inbox filtre et classifie les e-mails ? La publicité est tout de même l’un des principaux revenus de Google… AdWords a d’ailleurs évolué pour devenir la principale source de revenus de Google et les recettes publicitaires totales de Google ont dépassées les 50 milliards de dollars en 2013, faisant de lui le leader, bien loin devant ses concurrents.

La principale différence entre Google Inbox et Gmail résulte dans l’affichage des publicités : apparemment, il n’y a pas de pub dans Inbox alors qu’il y en a toujours dans Gmail. Cela signifie-t-il que les publicités sont cachées… peut-être dans ce que Google appelle les « Bundle » (groupement de plusieurs emails) ? Car, il est difficile de croire que Google va supprimer l’affichage des publicités dans l’un de ses principaux services. Par contre, il est fort probable qu’ils continuent à utiliser l’une de leurs tactiques bien rodées qui consiste à promouvoir de nouvelles offres sans publicité au départ…

Avec Inbox, Google offre un algorithme, une classification et de nombreuses autres fonctionnalités d’un très bon niveau. Toutefois, sur le marché du filtrage des e-mails (de l’anti-spam à la solution de graymail management), seul Google a besoin de lire le contenu des e-mails alors que les autres acteurs se basent sur sa structure et d’autres paramètres pour définir sa nature. Par ailleurs, les pure-players qui offrent des solutions identiques de filtrage des e-mails, ne tirent aucun bénéfice de la publicité. Ils sont donc impartiaux dans la classification, aucun émetteur ne sera mis en avant au détriment d’un autre. Ainsi, le contenu des e-mails n’influence pas les contenus et les publicités lors des connexions du navigateur. On peut facilement comparer cette situation avec une affaire du passé concernant le paiement de Google vers AdBlock.

Les débats autour de la protection de la vie privée et des données personnelles n’ont jamais été aussi présents. Les solutions du type Gmail et Inbox sont largement utilisées par le grand public parce qu’elles sont gratuites et performantes. Toutefois, les utilisateurs n’ont pas forcément pris conscience de l’utilisation de leurs données. Quand une solution est gratuite, cela signifie que l’utilisateur est le produit… Si cela peut être acceptable pour le grand public (à voir sur le long terme), dans le monde de l’entreprise, la confidentialité des données doit être prise au sérieux. Le choix d’une solution de graymail management doit se faire en connaissance de cause.

 

 

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Source : http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/59293/gmail-et-inbox—google-va-t-il-trop-loin.shtml

 




Données personnelles L’Europe prépare sa loi anti-Gafa

Données personnelles L’Europe prépare sa loi anti-Gafa

La bataille est relancée entre l’Europe et les géants américains de la Toile. Après la résolution symbolique adoptée par les députés européens pour le démantèlement des activités de Google, Paris et Berlin s’attaquent désormais au référencement payant au sein des moteurs de recherche. Les deux capitales ont adressé un texte à Bruxelles dans lequel ils réclament la création d’une loi pour imposer une plus grande transparence dans l’accès aux sites internet de Facebook, Google, Amazon et Apple, surnommés «GAFA».

 

Les deux capitales réclament un «traitement transparent et non discriminatoire» des sites. La nouvelle loi, qui sera tout sauf symbolique, ciblera également Facebook qui vient de modifier ses conditions d’utilisation en élargissant l’usage de données personnelles des utilisateurs pour mieux cibler les publicités.

Elle veut rendre le contrôle sur leur vie digitale et leurs données aux utilisateurs et leur redonner la liberté de choix pour l’utilisation d’applications ou de services sur ces plates-formes. Dans un texte adressé à la Commission européenne, les deux capitales, sans jamais citer le nom des sociétés mises en cause, désignées comme les «plates-formes indispensables» de l’Internet, réclament un «traitement transparent et non discriminatoire» des sites. Et ce en référence aux accusations de pratiques anti-concurrentielles dont Google fait l’objet de la part des deux pays. Ainsi, les deux États demandent à Bruxelles de lancer, dès l’année prochaine une consultation publique. Une mesure que la Commission européenne se dite prête à prendre.

Parallèlement,  les établissements européens de protection des données personnelles passent eux aussi à la charge. Ils ont publié un ensemble de règles encadrant le droit à l’oubli. Parmi leurs doléances, le groupement réclame l’extension du droit à l’oubli à tous les noms de domaine, y compris en «.com».  Le droit à l’oubli ne doit plus seulement concerner les déclinaisons nationales de Google, mais l’universaliser.

 

 

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Source : http://www.leconomiste.com/article/962737-donnees-personnellesl-europe-prepare-sa-loi-anti-gafa

par M. L.

 

 




Droit à l’oubli : Où en sont les traitements des demandes à Google 6 mois plus tard…

Droit à l'oubli : Google dit de plus en plus souvent non

Droit à l’oubli : Où en sont les traitements des demandes à Google 6 mois plus tard…

En juin, Google satisfaisait 57% des demandes de déréférencement (transmises par Reputation VIP). En octobre, c’est le non qui l’emporte désormais largement dans 71% des cas, ce en moyenne 26 jours après la demande.

 

Cela fait désormais plusieurs mois que Google a mis en ligne son formulaire permettant à un internaute européen de demander l’application de l’arrêt de la CUJE relatif au droit au déréférencement.

Spécialiste de l’e-réputation, la société Reputation VIP, au travers de Forget.me, joue ainsi le rôle d’intermédiaire entre ses clients et Google, le premier moteur de recherche en Europe et donc le plus concerné par ces requêtes.

De quoi ainsi établir des statistiques, différentes cependant de celles publiées officiellement par Google – Forget.me représente environ 5% des demandes Google selon l’éditeur. De ces données, il ressort que le moteur a manifestement industrialisé le processus de traitement des requêtes.

 

Plus rapide, mais plus de non au terme du traitement
La durée de traitement des demandes s’est nettement accélérée au cours des six mois écoulés. En juin, Google mettait en moyenne 56 jours pour traiter une demande de déréférencement d’URLs. En octobre selon Reputation VIP, la durée moyenne est de 26 jours.

 

 

Un autre paramètre a très significativement évolué : la nature des réponses de Google. Le rapport entre Oui et Non s’est même clairement inversé. En juin, Google apportait une réponse positive dans 57% des cas. La proportion de Oui a reculé de manière quasi continue pour tomber à 29% en octobre.

En clair sept demandes de déréférencement sur dix adressées à Google (dont 54% portent sur des atteintes à la vie privée) aboutissent à un refus de la part du moteur – qui n’est pas tenu de justifier sa décision.

 

 

Dans leur guide d’application du droit au déréférencement, les autorités de protection ont cependant demandé aux services concernés de publier « la liste des critères qu’ils utilisent », mais aussi les « statistiques détaillées sur leurs décisions. »

Par ailleurs, en cas de refus du moteur, les internautes disposent toujours de recours et peuvent notamment déposer plainte, en France, auprès de la CNIL. En fin de semaine dernière, l’autorité de protection faisait état de 110 plaintes.

 

 

 

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Source : http://www.zdnet.fr/actualites/droit-a-l-oubli-google-dit-de-plus-en-plus-souvent-non-39810627.htm

 




Vous avez peur de Facebook ? Méfiez-vous plutôt de… tout

Vous avez peur de Facebook ? Méfiez-vous plutôt de… tout

« En réponse aux nouvelles lignes directrices de Facebook et en vertu du code de la propriété intellectuelle, je déclare que mes droits sont attachés à toutes mes données personnelles, dessins, peintures, photos, textes, musiques… publiés sur mon profil. Pour une utilisation commerciale, mon consentement écrit est nécessaire. »

 

Le message s’est répandu comme une traînée de poudre sur le réseau social, depuis l’arrivée d’une nouvelle politique de confidentialité. 240 mots qui seraient censés mettre à l’abri l’internaute contre une éventuelle réutilisation de ses données personnelles, mais qui n’ont « aucune valeur juridique », pointe la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

Pour autant, ce message (qui a déjà sévi en 2012) révèle un malaise des Français face à Facebook. Comme après le (faux) bug qui a suscité une panique sur le réseau social, les internautes ne sont pas à l’aise avec l’utilisation de leurs données personnelles.

Un sondage BVA, diffusé par « 20 minutes », pointe ainsi que 58% des Français ont une mauvaise opinion de Facebook. Celui qui compte 28 millions d’utilisateurs dans l’Hexagone voit son image bien plus écornée qu’Amazon ou Apple. Pis, Google s’en tire avec une perception « plutôt bonne » auprès de 81% des sondés. Erwan Lestrohan, directeur d’études de BVA Opinion, explique au quotidien :

Sur Google, on entre des mots-clés. Sur Apple et Amazon, des données bancaires. Facebook est la seule [plateforme] sur laquelle on stocke de nombreuses données privées. Ça génère un peu plus d’inquiétudes et ça touche plus à l’affect. »

 

Une Google car, ces voitures surmontées de caméras destinées à cartographier les villes. (Thanassis Stavrakis/AP/SIPA)Ne pas oublier le (condamné) Google

 

Cette crainte réelle se justifie en partie. Dans ses conditions d’utilisation, le réseau social prévoit que l’internaute lui « donne l’autorisation d’utiliser » les informations personnelles, dont les photos, qui sont partagées sur la plateforme.

Néanmoins, il faut reconnaître que Facebook a fait de nombreux efforts pédagogiques pour expliquer ses pratiques et surtout permettre aux utilisateurs de mieux se saisir des paramètres de confidentialité. Ainsi, la nouvelle politique d’utilisation des données s’est accompagnée d’une page – intitulée « Vous avez le contrôle » – permettant de mieux comprendre et appréhender les retords paramètres. En somme, une sorte de tutoriel géant sur l’utilisation avancée de Facebook.

 

Evidemment, il convient de prendre au sérieux les empiètements sur la vie privée sur internet. Seulement, Facebook est loin d’être le seul acteur qui doit préoccuper les internautes. Google devrait même arriver en tête de ce classement.

 

L’Américain est en effet en capacité de dresser un incroyable profil des consommateurs en se basant sur son énorme base de données personnelles. D’abord, il dispose d’un historique de l’ensemble des recherches effectuées sur le web, mais aussi ses robots lisent les contenus des e-mails, tandis que les smartphones Android enregistrent les géolocalisations tout en comptant le nombre de pas… A ces couches pourraient bientôt s’ajouter les équipements Nest, permettant d’en savoir plus sur les pratiques dans la maison.

Effrayant ? C’est peu de le dire. Surtout que l’intégralité de ces informations sont croisées. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Cnil a condamné le géant à 150.000 euros d’amende (soit 0.01% de ses recettes annuelles dans l’Hexagone).

L’ensemble de ces données sont utilisées afin de prédire ce que le consommateur va chercher, lire, acheter, faire…

 

Cinq ans et aucune avancée…
Google, Amazon ou Apple ne sont pas les seuls acteurs dont il convient de se méfier. Un large écosystème d’entreprises s’est créé avec pour seul objectif de traquer le comportement de l’internaute. Un graphique de la société de conseils Luma Partners met ainsi en lumière qu’un nombre impressionnant de sociétés se greffe à un contenu.

 

La Cnil a ainsi mis à disposition un outil de visualisation (http://www.cnil.fr/vos-droits/vos-traces/les-cookies/telechargez-cookieviz/) de l’impact d’une navigation internet, et de l’ensemble des acteurs qui entrent en jeu. De son côté, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) propose un service (https://immersion.media.mit.edu) qui, à partir d’une adresse e-mail Gmail, Yahoo ou Microsoft, permet de déceler les liens entre personnes, ainsi que leur importance.

Dans l’idéal, il faudrait que l’internaute donne un accord manifeste à chaque site qui veut utiliser ses données personnelles », estime Olivier Cimelière, président du cabinet en communication Heuristik. « Mais plutôt que ce contrat moral, dit d’opt-in, c’est la politique d’opt-out qui prévaut sur les sites, c’est-à-dire que l’option est activée par défaut et que la désactiver est compliqué et fastidieux. »

 

Un avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) de 2009 demandait déjà aux fournisseurs de réseaux publicitaires d’adopter au plus tôt des mécanismes d’opt-in pour informer au préalable la pub ciblée. Cinq ans plus tard, la pratique ne semble pas appliquée par les géants, malgré un relais de l’avis auprès du G29 européen.

 

 

« La norme sociale a évolué »
Faut-il baisser les bras face aux pratiques des acteurs du net qui empiètent sur la vie privée ? « La vie privée peut être considérée comme une anomalie », a lâché Vinton Cerf, père fondateur du web devenu « chef évangéliste » chez Google, rejoignant les saillies régulières de Mark Zuckerberg, PDG et cofondateur de Facebook. « Les gens sont désormais à l’aise avec l’idée de partager plus d’informations différentes, de manière plus ouverte et avec plus d’internautes. […] La norme sociale a évolué », a-t-il notamment estimé.

 

 

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Source et suite : http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20141201.OBS6646/vous-avez-peur-de-facebook-mefiez-vous-plutot-de-tout.html