La chasse aux pirates informatiques est bien lancée


Les forces de l’ordre enquêtent aussi devant des ordinateurs. Rencontre et décryptage avec le lieutenant-colonel Cyril Piat, du Centre de lutte contre les criminels numériques (C3N), qui dépend de la gendarmerie nationale. 

A la télévision, il y a Les experts, capables de retrouver des criminels à l’autre bout du pays, via une connexion internet, ou de dévoiler une identité en « crackant » le mot de passe d’un site. Dans le réel, la gendarmerie française fait la même chose, et bien d’autres investigations encore.
La cybercriminalité est en effet un phénomène regardé avec beaucoup d‘attention. Et s’il est difficile de donner des chiffres précis pour le quantifier, une minorité d’affaires étant au final connue, son importance et son évolution sont réelles, indique avec le lieutenant-colonel Cyril Piat, numéro 2 du Centre de lutte contre les criminels numériques, le C3N (la police a un équivalent).

 

Le darkweb, c’est quoi ?

Beaucoup d’utilisateurs ne connaissent d’internet que sa face lumineuse d’échanges d’informations et de connexions humaines à travers le monde entier. Pourtant, existe aussi le darkweb, l’autre face, parfois très sombre d’internet. Celle qui se cache derrière des mots de passe, dans laquelle il faut déjà connaître l’adresse du site que l’on souhaite rejoindre pour pouvoir y accéder, et que l’on découvre à travers Tor, I2P ou Freenet, des navigateurs et réseaux très spécifiques qui pratiquent l’anonymat.

 

Que peut-on y trouver ?

Imaginés pour contourner la surveillance et la censure, ces derniers sont devenus un lieu parfait pour les criminels. Ils utilisent des nœuds de serveurs dans le monde entier et pratiquent le chiffrement des données en cascade et sont souvent intraçables. Que peut-on y trouver ? De nombreux services tels que la vente de drogues, d’armes, de faux papiers, ou le piratage informatique. Sur Alphabay Market, par exemple, 31 000 annonces pour fraudes sont proposées. On trouve aussi un service de mise en relation de personnes pour des bijoux ou des armes.

 

Des dizaines d’enquêteurs

« Cela peut représenter de 2 à 5 millions d’euros par mois. Et la cybercriminalité est en permanente évolution, tous les trois ou six mois, en fonction des évolutions technologiques. » Avec une difficulté supplémentaire : intervenir à l’échelle mondiale et devoir demander la coopération d’opérateurs pas toujours conciliants…[lire la suite]


Notre métier : Vous aider à vous protéger des pirates informatiques (attaques, arnaques, cryptovirus…) et vous assister dans vos démarches de mise en conformité avec la réglementation relative à la protection des données à caractère personnel.

Par des actions de formation, de sensibilisation ou d’audits dans toute la France et à l’étranger, nous répondons aux préoccupations des décideurs et des utilisateurs en matière de cybersécurité et de mise en conformité avec le règlement Européen relatif à la Protection des Données à caractère personnel (RGPD) en vous assistant dans la mise en place d’un Correspondant Informatique et Libertés (CIL) ou d’un Data Protection Officer (DPO) dans votre établissement.. (Autorisation de la Direction du travail de l’Emploi et de la Formation Professionnelle n°93 84 03041 84)

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Original de l’article mis en page : Cybercriminalité en région : la chasse numérique est bien lancée

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