Mise en place d’un système de vote électronique, quelques conseils | Denis JACOPINI

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Mise en place d’un système de vote électronique, quelques conseils

La délibération n° 2010-371 du 21 octobre 2010 de la CNIL portant adoption d’une recommandation relative à la sécurité des systèmes de vote électronique indique que tout système de vote électronique doit faire l’objet d’une expertise indépendante.

 

 


Le vote électronique, souvent via internet, connaît un développement important depuis plusieurs années, notamment pour les élections professionnelles au sein des entreprises.

La mise en place des traitements de données personnelles nécessaires au vote doit veiller à garantir la protection de la vie privée des électeurs, notamment quand il s’agit d’élections syndicales ou politiques.

La CNIL souligne que le recours à de tels systèmes doit s’inscrire dans le respect des principes fondamentaux qui commandent les opérations électorales : le secret du scrutin (sauf pour les scrutins publics), le caractère personnel, libre et anonyme du vote, la sincérité des opérations électorales, la surveillance effective du vote et le contrôle a posteriori par le juge de l’élection. Ces systèmes de vote électronique doivent également respecter les prescriptions des textes constitutionnels, législatifs et réglementaires en vigueur.

Les mesures de sécurité sont donc essentielles pour un succès des opérations de vote mais mettent en œuvre des mesures compliquées, comme par exemple l’utilisation de procédés cryptographiques pour le scellement et le chiffrement.

La délibération n° 2010-371 du 21 octobre 2010 de la CNIL portant adoption d’une recommandation relative à la sécurité des systèmes de vote électronique indique que tout système de vote électronique doit faire l’objet d’une expertise indépendante.

Par ailleurs, l’article R2314-12 du Code du Travail créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 – art. (V) fixe très clairement que préalablement à sa mise en place ou à toute modification substantielle de sa conception, un système de vote électronique est soumis à une expertise indépendante. Le rapport de l’expert est tenu à la disposition de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

Information complémentaire : Les articles R2314-8 à 21 et R2324-4 à 17 du Code du Travail indiquent de manière lus générale les modalités du vote électronique lors du scrutin électoral de l’élection des délégués du personnel et des délégués du personnel au comité d’entreprise.

Ces dispositions ont été complétées par la délibération 2010-371 de la CNIL du 21 octobre 2010 portant adoption d’une recommandation relative à la sécurité des systèmes de vote électronique.

L’expertise doit couvrir l’intégralité du dispositif installé avant le scrutin (logiciel, serveur, etc.), l’utilisation du système de vote durant le scrutin et les étapes postérieures au vote (dépouillement, archivage, etc.).

L’expertise doit porter sur l’ensemble des mesures décrites dans la présente délibération et notamment sur :

  • le code source du logiciel y compris dans le cas de l’utilisation d’un logiciel libre,
  • les mécanismes de scellement utilisés aux différentes étapes du scrutin (voir ci-après),
  • le système informatique sur lequel le vote va se dérouler, et notamment le fait que le scrutin se déroulera sur un système isolé ;
  • les échanges réseau,
  • les mécanismes de chiffrement utilisé, notamment pour le chiffrement du bulletin de vote sur le poste de l’électeur.

L’expertise doit être réalisée par un expert indépendant, c’est-à-dire qu’il devra répondre aux critères suivants :

  • Être un informaticien spécialisé dans la sécurité ;
  • Ne pas avoir d’intérêt financier dans la société qui a créé la solution de vote à expertiser, ni dans la société responsable de traitement qui a décidé d’utiliser la solution de vote ;
  • Posséder une expérience dans l’analyse des systèmes de vote, si possible en ayant expertisé les systèmes de vote électronique d’au moins deux prestataires différents ;
  • Avoir suivi la formation délivrée par la CNIL sur le vote électronique.

Le rapport d’expertise doit être remis au responsable de traitement. Les prestataires de solutions de vote électronique doivent, par ailleurs, transmettre à la CNIL les rapports d’expertise correspondants à la première version et aux évolutions substantielles de la solution de vote mise en place.

Si l’expertise peut couvrir un champ plus large que celui de la présente recommandation, le rapport d’expertise fourni au responsable de traitement doit comporter une partie spécifique présentant l’évaluation du dispositif au regard des différents points de la recommandation.

L’expert doit fournir un moyen technique permettant de vérifier a posteriori que les différents composants logiciels sur lesquels a porté l’expertise n’ont pas été modifiés sur le système utilisé durant le scrutin. La méthode et les moyens permettant d’effectuer cette vérification doivent être décrits dans le rapport d’expertise.

 


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Vos expertises seront réalisées par Denis JACOPINI :

  • Expert en Informatique assermenté et indépendant ;
  • spécialisé dans la sécurité (diplômé en cybercriminalité et certifié en Analyse de risques sur les Systèmes d'Information « ISO 27005 Risk Manager ») ;
  • ayant suivi la formation délivrée par la CNIL sur le vote électronique ;
  • qui n'a aucun accord ni intérêt financier avec les sociétés qui créent des solution de vote électronique ;
  • et possède une expérience dans l’analyse de nombreux systèmes de vote de prestataires différents.

Denis JACOPINI ainsi respecte l'ensemble des conditions recommandées dans la Délibération de la CNIL n° 2019-053 du 25 avril 2019 portant adoption d'une recommandation relative à la sécurité des systèmes de vote par correspondance électronique, notamment via Internet.

Son expérience dans l'expertise de systèmes de votes électroniques, son indépendance et sa qualification en sécurité Informatique (ISO 27005 et cybercriminalité) vous apporte l'assurance d'une qualité dans ses rapport d'expertises, d'une rigueur dans ses audits et d'une impartialité et neutralité dans ses positions vis à vis des solutions de votes électroniques.

Correspondant Informatique et Libertés jusqu'en mai 2018 et depuis Délégué à La Protection des Données, nous pouvons également vous accompagner dans vos démarches de mise en conformité avec le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données).


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Qui peut le consulter le FAED (Fichier automatisé des empreintes digitales) ? | Denis JACOPINI

CNIL Besoin d’aide ? - FAED (Fichier automatisé des empreintes digitales) : qui peut le consulter ?

Qui peut le consulter le () ?

Seuls les agents habilités des services de l’identité judiciaire de la police nationale et des unités de recherches de la gendarmerie nationale ont directement accès au FAED, pour procéder aux opérations d’identification. 

 

Les officiers de police judiciaire et les agents des douanes sont destinataires des résultats de la consultation du fichier, dans le cadre de leurs enquêtes.

Le FAED peut également être consulté, sous certaines conditions, par les agents des organismes internationaux de police judiciaire et par ceux des services de police ou de justice d’Etats étrangers.

 

 

 


Même si remplir un formulaire de déclaration à la CNIL est simple et gratuit, il vous engage cependant, par la signature que vous apposez, à respecter point par point la loi Informatique et Libertés. Cette démarche doit commencer par une analyse précise et confidentielle de l’ensemble de vos systèmes de traitements de données. Nous pouvons vous accompagner pour vous mettre en conformité avec la CNIL, former ou accompagner un C.I.L. (correspondant CNIL) ou sensibiliser les agents et salariés à l’hygiène informatique.
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Quelques conseils pour surfer un peu plus tranquille sur Internet

Conseils de prévention sur Internet / Cybercrime / Dossiers / Actualités - Police nationale - Ministère de l'Intérieur

Quelques conseils pour surfer un peu plus tranquille sur Internet


Quelques conseils de bon sens pour se protéger au mieux des attaques liées à l’utilisation d’Internet.

Des mises à jour régulières et automatiques

L’un des meilleurs moyens de se prémunir des risques de piratage, est de maintenir son matériel informatique et ses logiciels à jour avec les derniers correctifs de sécurité et les dernières mises à jour.
Par ce biais, le risque d’intrusion est minimisé. Il est donc très important de configurer son ordinateur pour que le système d’exploitation se mette régulièrement et automatiquement à jour.

Une bonne configuration matérielle et des logiciels adaptés

Les niveaux de sécurité de l’ordinateur doivent être réglés au plus haut pour minimiser les risques d’intrusions. Les paramètres des navigateurs et des logiciels de messageries électroniques peuvent aussi être configurés avec des niveaux de sécurité élevés.

L’utilisation d’un anti-virus à jour et d’un pare-feu (firewall) assureront un niveau de protection minimum pour surfer sur la toile. Lefirewall permet de filtrer les données échangées entre votre ordinateur et le réseau. Il peut être réglé de manière à bloquer ou autoriser certaines connexions.

Utiliser un bon mot de passe

Les mots de passe sont une protection incontournable pour sécuriser l’ordinateur et ses données ainsi que tous les accès au service sur Internet.
Mais encore faut-il en choisir un bon. Un bon mot de passe doit être difficile à deviner par une personne tierce et facile à retenir pour l’utilisateur.

Lire nos conseils pour choisir un bon mot de passe .

Se méfier des courriers électroniques non-sollicités et leurs pièces jointes

A la réception d’un mail dont l’expéditeur est inconnu, un seul mot d’ordre : prudence !

Les courriers électroniques peuvent être accompagnés de liens menant vers des sites frauduleux (voir l’article sur le phishing) ou de pièces jointes piégées. Un simple clic sur une image suffit pour installer à votre insu un logiciel ou code malveillant(cheval de Troie) sur votre ordinateur. La pièce jointe piégée peut être : une page html, une image JPG, GIF, un document word, open office, un PDF ou autre.

Pour se protéger de ce type d’attaque, la règle est simple : ne jamais ouvrir une pièce jointe dont l’expéditeur est soit inconnu, soit d’une confiance relative.

En cas de doute, une recherche sur internet permet de trouver les arnaques répertoriées.

Que faire si j’ai déjà cliqué sur la pièce jointe?

Déconnectez-vous d’internet et passez votre ordinateur à l’analyse anti-virus (à jour) pour détecter l’installation éventuelle d’un logiciel malveillant.

Pour tout renseignement ou pour signaler une tentative d’escroquerie :

Info-escroquerie_large

 


Denis Jacopini anime des conférences et des formations et est régulièrement invité à des tables rondes en France et à l’étranger pour sensibiliser les décideurs et les utilisateurs aux CyberRisques (Autorisation de la Direction du travail de l’Emploi et de la Formation Professionnelle n°93 84 03041 84).

Nous animons conférences et formations pour sensibiliser décideurs et utilisateurs aux risques en informatique, découvrir et comprendre les arnaques et les piratages informatiques pour mieux s’en protéger et se mettre en conformité avec la CNIL en matière de Protection des Données Personnelles. Nos actions peuvent être personnalisées et organisées dans votre établissement.

Plus d’informations sur : https://www.lenetexpert.fr/formations-cybercriminalite-protection-des-donnees-personnelles


 

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Original de l’article mis en page : Conseils de prévention sur Internet / Cybercrime / Dossiers / Actualités – Police nationale – Ministère de l’Intérieur




Comment bien se protéger contre les Cyberattaques ?

Cyberattaque, comment faire pour limiter les risques ?

Comment bien se protéger contre les Cyberattaques ?


On l’a encore vu récemment, aucun système informatique n’est à l’abri d’une faille…

Et en matière de cybercriminalité, les exemples nous montrent que l’attaque semble toujours avoir un coup d’avance sur la défense. L’enjeu, pour les institutions et les entreprises, est d’anticiper et de se préparer à ces situations de crise en développant, en amont, une stratégie à-même de minorer au maximum leurs conséquences.

Demande de rançons, fraudes externes, défiguration de sites web, vols ou fuites d’informations, cyber-espionnage économique ou industriel…, en 2016 huit entreprises françaises sur dix ont été victimes de cybercriminels, contre six en 2015. La tendance n’est malheureusement pas à l’amélioration et l’actualité récente regorge d’exemples frappants : le logiciel malveillant WannaCry qui vient de frapper plus de 300 000 ordinateurs dans 150 pays avec les conséquences désastreuses que l’on connait, l’attaque du virus Adylkuzz qui ralentit les systèmes informatiques, le vol de la copie numérique du dernier opus de la saga « Pirates des Caraïbes » quelques jours avant sa sortie mondiale…, les exemples de cyberattaques ne cessent de défrayer la chronique.

Pour bien se protéger contre les Cyberattaque, nous vous conseillons de suivre les étapes suivantes :

  1. Faire ou faire faire un état des lieux des menaces et vulnérabilités risquant de mettre en danger votre système informatique ;
  2. Faire ou faire faire un état des lieux des failles aussi bien techniques qu’humaines ;
  3. Mettre en place les mesures de sécurité adaptées à vos priorités et aux moyens que vous souhaitez consacrer ;
  4. Assurer une surveillance des mesures de sécurité et s’assurer de leur bon fonctionnement et de leur adaptation au fil de vos évolutions aussi bien techniques que stratégiques.

 

 

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Source : Cyberattaque, comment faire pour limiter les risques ?




Protégez vos ordinateurs Mac contre les virus et les ransomwares | Denis JACOPINI

Protégez vos ordinateurs Mac contre les virus et les ransomwares 

Vous pensiez que les appareils Apple étaient moins sujets au virus et autres méchancetés informatiques ? Voici un ransomware !

 

 

Un ransomware pleinement fonctionnel sévit actuellement sur OS X. Le fonctionnement est toujours le même : une fois installé sur votre machine, il chiffre tous vos fichiers et demande une rançon pour débloquer lesdits fichiers…

Oui, il y a bien un ransomware en action sur OS X mais… Pour l’heure, celui-ci a été découvert dans la dernière version du logiciel de torrent Transmission. Le virus restait dormant durant trois jours avant d’utiliser un client Tor pour se connecter et commencer à verrouiller des fichiers importants. La rançon s’élève ensuite à un bitcoin (environ 400$).

Mais attention, pour pouvoir implanter ce virus dans Transmission, il aura fallu pénétrer sur le site ou dans le code de l’application… ce qui est plutôt simple à détecter, et à corriger. D’ailleurs, Apple avait très rapidement révoqué le certificat de signature de l’application, laquelle ne pouvait donc plus être installée sur les machines de la firme de Cupertino.

Une nouvelle version de Transmission est déjà disponible sur le site officiel, et sans ransomware !

 

Pour protéger votre Mac des Virus, des ransomwares, veillez à avoir une bonne sauvegarde automatique, contrôlée, automatisée et historisée et aussi vous pouvez utiliser l’application de sécurité pour Mac :

 

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Source : Les ransomwares débarquent sur Mac OS X !




Conseils pour bien se protéger des demandes de rançon informatiques / rançongiciels / ransomwares / cryptovirus ?

Conseils pour bien se protéger des demandes de rançon informatiques / rançongiciels / ransomwares / cryptovirus ?


Les rançongiciels (ransomware en anglais) sont une catégorie particulière de logiciels malveillants qui bloquent l’ordinateur des internautes et réclament le paiement d’une rançon pour en obtenir à nouveau l’accès.

Depuis 2013, une variante est apparue avec des virus chiffrants ou crypto-virus (cryptolocker, cryptoDefense, cryptorBit et plus récemment locky, petya ou WannaCry). Cette forme de rançongiciels chiffre les documents se trouvant sur l’ordinateur cible, voire sur des serveurs qui hébergent les données. Les cybercriminels communiquent parfois la clé de déchiffrement une fois le paiement de la rançon effectué, mais ce n’est jamais une garantie.

Cliquez ci-dessous pour en savoir plus:

 

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Source : Les rançongiciels ou ransomware – ANSSI – Plateforme Cyber Malveillance




Alerte Virus ! Rombertik détruit le PC lorsqu’il est détecté | Denis JACOPINI

Alerte Virus !
Rombertik détruit le PC lorsqu’il est détecté

La menace a de quoi faire froid dans le dos. Les équipes de chercheurs de Talos (Cisco) viennent de repérer un nouveau type de malware capable de mettre à genoux un PC et les données qu’il contient. Rien de neuf, me direz-vous…

 

 

Mais Rombertik, c’est son petit nom, a été pensé pour contourner les protections mises en place, qu’elles soient système ou liées à un anti-virus. Pire, il devient particulièrement agressif lorsqu’il est chatouillé ou en phase d’être repéré.

Comme d’habitude, Rombertik se loge dans votre PC via un mail (spam ou phishing) contenant un lien piégé, souvent un faux PDF. Une fois exécuté, le malware fait le tour du propriétaire et s’assure de ne pas être enfermé dans une sandbox. Après s’être déployé, il est ensuite capable de s’insérer dans le navigateur utilisé pour collecter des données personnelles, même sur un site en https, et les expédier vers un serveur distant. Classique.

Dans le même temps, et c’est à ce moment qu’il est le plus dangereux, le malware vérifie qu’il n’est pas en cours d’analyse mémoire. Si c’est le cas, il va alors tenter de détruire le Master Boot Record (MBR), endommageant gravement le PC. Ce composant est essentiel pour démarrer une machine Windows.

S’il ne parvient pas à ses fins, il s’attaquera alors aux fichiers présents dans le dossier utilisateurs, fichiers qui seront alors cryptés avec une clé RC4 aléatoire. La machine est alors rebootée mais entre dans une boucle infinie. Bref, les dégâts sont majeurs. Et une analyse anti-virus aura les mêmes effets. la réinstallation du système est alors le seul moyen d’accéder à sa machine.

« Ce qui est intéressant avec ce malware, c’est qu’il n’a pas une fonction malveillante, mais plusieurs », souligne les experts de Talos. « Le résultat est un cauchemar », ajoutent-ils.

Comment alors se protéger ? « Etant donné que Rombertik est très sensible à la traditionnelle sandboxing réactive, il est crucial d’utiliser des systèmes de défense modernes – prédictifs. Des systèmes qui n’attendent pas qu’un utilisateur clique pour déclencher un téléchargement potentiel de Rombertik. », explique  Charles Rami, responsable technique Proofpoint..

« De plus, comme le malware peut être expédié via de multiples vecteurs – comme Dyre, via des URL ou des fichiers .doc ou .zip/exe etc. – il est crucial d’utiliser des systèmes qui examinent l’ensemble chaîne destructrice, et bloquent l’accès des utilisateurs aux URL et pièces jointes envoyées par emails avant ceux-ci ne cliquent dessus. Enfin, les aspects « autodestruction » de Rombertik état susceptibles d’être déclenchés par les technologies telles que les antivirus, il est crucial que les entreprises utilisent des systèmes automatisés de réponse aux menaces – des systèmes qui peuvent localiser et bloquer l’exfiltration de données par Rombertik – sans – déclencher d’action sur le PC, et alerter les équipes de sécurité pour répondre rapidement aux dommages pouvant être causés », poursuit-il.

 

 


Expert Informatique assermenté et formateur spécialisé en sécurité Informatique, en cybercriminalité et en déclarations à la CNIL, Denis JACOPINI et Le Net Expert sont en mesure de prendre en charge, en tant qu’intervenant de confiance, la sensibilisation ou la formation de vos salariés afin de leur enseigner les bonnes pratiques pour assurer une meilleure sécurité des systèmes informatiques et améliorer la protection juridique du chef d’entreprise.

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Source : http://www.zdnet.fr/actualites/rombertik-un-virus-qui-detruit-le-pc-lorsqu-il-est-detecte-39818978.htm

 

 




Comment réagir lorsque vous êtes victime de harcèlement en ligne ?

Notre métier en RGPD et en CYBER : Auditer, Expertiser, Accompagner, Former et Informer
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Réagir en cas de harcèlement en ligne | CNIL

Comment réagir lorsque vous êtes victime de harcèlement en ligne ?


Selon un rapport européen, près de 10 % de la population européenne a subi ou subira un harcèlement*. Voici quelques conseils si vous êtes victime de ces violences sur internet et les médias sociaux.

Qui sont les cyber-harceleurs ?

Un(e) internaute peut être harcelé(e) pour son appartenance à une religion, sa couleur de peau, ses opinions politiques, son comportement, ses choix de vie … Le harceleur peut revêtir l’aspect d’un « troll » (inconnu, anonyme) mais également faire partie de l’entourage de la victime (simple connaissance, ex-conjoint, camarade de classe, collègue, voisin, famille …).

A quoi ressemble une situation de cyber-harcèlement ?

  • Happy slapping : lynchage en groupe puis publication de la vidéo sur un site
  • Propagation de rumeurs par téléphone, sur internet.
  • Création d’un groupe, d’une page ou d’un faux profil à l’encontre de la personne.
  • Publication de photographies sexuellement explicites ou humiliante
  • Messages menaçants, insulte via messagerie privée
  • Commande de biens/services pour la victime en utilisant ses données personnelles

Comment réagir ?

Ne surtout pas répondre ni se venger

Vous avez la possibilité de bloquer l’accès de cette personne à vos publications, de la signaler auprès de la communauté ou d’alerter le réseau social sur un comportement qui contrevient à sa charte d’utilisation.

Verrouiller l’ensemble de vos comptes sociaux

Il est très important de limiter au maximum l’audience de vos comptes sociaux. Des options de confidentialité existent pour « ne plus me trouver », « ne pas afficher/partager ma liste d’amis ». Il est également possible de « bannir » les amis indésirables. Sur Facebook, une option vous permet d’être avertis si un autre utilisateur mentionne votre nom sur une photo (tag).

 

 

Les paramétrages conseillés sur Facebook :

PARAMÉTRAGE POSSIBLE CHEMIN D’ACCÈS
Limiter la visibilité de vos photos Ce type d’option ne fonctionne que photo par photo
Limiter la visibilité de vos informations de profil Informations générales : page du profil > encart gauche > sélectionner « amis » ou « moi uniquement »
Cacher votre liste d’amis Page du profil > onglet « amis » > « gérer section » > « modifier la confidentialité » > « liste d’amis » ou « moi uniquement »
Cacher vos mentions « j’aime » Page du profil > Mentions j’aime (encart gauche) > « modifier la confidentialité » > « moi uniquement »
Être prévenu si quelqu’un vous « tague » Paramètre > journal et identification > Paramètres d’identification et de journal> « examiner les identifications »
Limiter la visibilité de vos publications Journal > sélectionner la publication > « moi uniquement » / ou « supprimer »
Examiner votre historique Page du profil  > « afficher l’historique personnel » > supprimer au cas par cas
  • Capture écran des propos / propos tenus

Ces preuves servent à justifier votre identité, l’identité de l’agresseur, la nature du cyber-harcèlement, la récurrence des messages, les éventuels complices. Sachez qu’il est possible de faire appel à un huissier pour réaliser ces captures.Fiche pratique : comment réaliser une copie d’écran ?

 

 

  • Portez plainte auprès de la Gendarmerie/Police si le harcèlement est très grave  

Vous avez la possibilité de porter plainte auprès du commissariat de Police, de Gendarmerie ou du procureur du tribunal de grande instance le plus proche de votre domicile.

 

 

  • En parler auprès d’une personne de confiance

La violence des termes employés par l’escroc et le risque d’exposition de votre vie privée peuvent être vécus comme un traumatisme. Il est conseillé d’en parler avec une personne de confiance.

Si quelqu’un d’autre est harcelé ?

Le fait de « partager » implique votre responsabilité devant la loi.  Ne faites jamais suivre de photos, de vidéos ou de messages insultants y compris pour dénoncer l’auteur du harcèlement. Un simple acte de signalement ou un rôle de conseil auprès de la victime est bien plus efficace ! Le chiffre : 61% des victimes indiquent qu’elles n’ont reçu aucun soutien quel qu’il soit de la part d’organismes ou d’une personne de leur réseau personnel. * Source: rapport européen sur le cyber-harcèlement (2013)

Si vous êtes victime et avez moins de 18 ans …

Composez le 3020. Il est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés). Le numéro vert est géré par la plateforme nonauharcelement.education.gouv.fr qui propose de nombreuses ressources pour les victimes, témoins, parents et professionnels (écoles, collèges, lycées). Si le harcèlement a lieu sur internet,vous pouvez également composer le 0800 200 000 ou vous rendre sur netecoute.fr. La plateforme propose une assistance gratuite, anonyme, confidentiel par courriel, téléphone, chat en ligne, Skype. Une fonction « être rappelé par un conseiller » est également disponible. La réponse en ligne est ouverte du lundi au vendredi de 9h à 19h. Un dépôt de plainte est envisagé ? Renseignez vous surle dépôt de plainte d’un mineur. Celui-ci doit se faire en présence d’un ou de plusieurs parents ou d’un représentant légal. N’hésitez pas à contacter les télé-conseillers du fil santé jeune au 0800 235 236.

Quelles sanctions encourues par l’auteur de ces violences en ligne ?

L’auteur de tels actes est susceptible de voir sa responsabilité engagée sur le fondement du Droit civil, du Droit de la presse ou du Code pénal. Quelques exemples de sanctions : 

Quels sont les recours auprès de la CNIL ?

La qualification et la sanction de telles infractions relève de la seule compétence des juridictions judiciaires. En parallèle de telles démarches, vous pouvez demander la suppression de ces informations à chaque site ou réseau social d’origine, en faisant valoir votre droit d’opposition, pour des motifs légitimes, sur le fondement de l’article 38 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée dite « Informatique et Liberté ». Le responsable du site dispose d’un délai légal de deux mois pour répondre à votre demande. La majorité des sites propose un bouton « signaler un abus ou un contenu gênant ». Si aucun lien n’est proposé, contactez directement par courriel ou par courrier le responsable du site en suivant la procédure expliquée sur notre site.  Par ailleurs, si ces informations apparaissent dans les résultats de recherche à la saisie de vos prénom et nom, vous avez la possibilité d’effectuer une demande de déréférencement auprès de Google en remplissant le formulaire. En cas d’absence de réponse ou de refus, vous pourrez revenir vers la CNIL en joignant une copie de votre demande effectuée auprès du moteur de recherche incluant le numéro de requête Google. Pour plus d’informations, consulter la fiche.

Source : CNIL

 

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Former et accompagner les organismes à se mettre en conformité avec la réglementation numérique (dont le RGPD) et à se protéger des pirates informatiques.

 

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Denis JACOPINI DPO n°15945  Denis JACOPINI formateur n°93 84 03041 84 Denis JACOPINI validé et référencé datadock
Notre Expert, Denis JACOPINI, est Expert en Informatique assermenté, spécialisé en Cybercriminalité, Recherche de preuves et en Protection des données personnelles. Diplômé en Cybercriminalité (Droit, Sécurité de l’information & Informatique légale), en Droit de l'Expertise Judiciaire et certifié en gestion des risques en Sécurité des Systèmes d'Information (ISO 27005), Denis JACOPINI est aussi formateur inscrit auprès de la DDRTEFP (Numéro formateur n°93 84 03041 84).

« Mon métier consiste à mettre à votre disposition l'expérience que j'ai acquise pendant des dizaines d'années et les connaissances que je maintiens continuellement à jour par des formations, certification et diplômes permanentes car le savoir c'est comme une mise en conformité, c'est une démarche quotidienne qui permet une amélioration sur le long terme.
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Original de l’article mis en page : Réagir en cas de harcèlement en ligne | CNIL




Les entreprises ne sont pas prêtes pour la nouvelle législation européenne sur la protection des données | Denis JACOPINI

Les entreprises ne sont pas prêtes pour la nouvelle législation européenne sur la protection des données

Les entreprises ne sont pas prêtes pour la nouvelle législation européenne sur la protection des données

Varonis a mené une enquête en mars auprès des informaticiens professionnels participant au CeBIT, le plus grand salon IT d’Allemagne, afin de recueillir leur opinion sur la nouvelle réglementation régissant la protection des données qui doit entrer en vigueur cette année ou l’année prochaine. Le constat est sans appel : les entreprises ne sont pas prêtes pour la nouvelle législation européenne sur la protection des données. Les professionnels interrogés par Varonis ne pensent pas que leurs entreprises soient en mesure de respecter les délais imposés par l’UE pour la notification des violations de données. 

 

Il ressort de cette enquête que 80 % des personnes interrogées pensent qu’une banque sera très probablement la première entreprise à être frappée par l’amende maximale de 100 millions d’euros pour non-respect de la réglementation européenne sur la protection des données. À la question concernant le pays le plus probable de cette banque, les répondants indiquent l’Allemagne (30 %), les États-Unis (28 %) et 22 % mentionnent un autre pays européen. 48 % seulement des personnes interrogées pensent que leur entreprise pourrait signaler une violation dans le délai obligatoire de 72 heures.

Seuls 31 % disposent d’un plan leur permettant de se conformer à la nouvelle législation et seulement un tiers des personnes enquêtées a mis en place les processus et la technologie nécessaires pour empêcher leur entreprise de se voir infliger une amende importante dans le cadre de cette loi. 71 % des répondants sont incapables de dire ce que les entreprises doivent faire pour se conformer à la nouvelle réglementation.

Seuls 22 % des répondants savaient que l’amende maximale prévue par la nouvelle législation est de 100 millions d’euros, 41 % pensaient qu’elle ne serait que de 10 millions d’euros et 32 % l’estimaient à 1 million d’euros, avec un nombre réduit de personnes interrogées croyant qu’elle pouvait s’élever à un milliard d’euros. Un tiers a déclaré que la réglementation européenne sur la protection des données entrera en vigueur en 2015, 28 % ont indiqué que tel serait le cas en 2016, 7 % estiment que la loi ne verra jamais le jour et 32 % des personnes interrogées ont dit ne pas savoir quand la loi entrerait en vigueur.

« Nous pouvons attendre une refonte majeure de la loi européenne sur la protection des données au cours des prochains 12 à 24 mois », déclare David Gibson, vice-président du marketing de Varonis. « Les amendes devraient s’élever à 2 % du revenu annuel avec un plafond de 100 millions d’euros ou de dollars pour la non-protection des données personnelles des citoyens européens. Il pourrait également y avoir un nombre important de plaintes individuelles en plus des amendes et les sommes mises en jeu pourraient donc représenter des coûts substantiels, même pour les grandes entreprises. La nouvelle loi marquera aussi le passage d’un environnement autoréglementé à un régime d’application obligatoire qui aura une incidence sur toute entreprise stockant des informations d’identification personnelle concernant les citoyens européens (y compris sur les sociétés américaines menant des activités dans l’UE). Les entreprises doivent être préparées à protéger les données de leurs clients et prouver qu’elles le font avec le soin approprié, rendre compte de toute violation et supprimer les données à la demande des citoyens de l’UE. »

« Compte tenu de la vaste portée de la nouvelle réglementation et de l’importance accrue des amendes, cette enquête révèle des inquiétudes très importantes quant aux efforts que les entreprises sont prêtes à fournir pour se conformer aux conditions de la réglementation et gérer les scénarios de violation de données », indique Mark Deem, partenaire de Cooley LLP au Royaume-Uni. « En fait, l’échelle des amendes potentielles sera plus proche de celles infligées pour corruption ou violation antitrust, ou dans le secteur des services financiers. La conformité en matière de protection des données sera tout aussi importante que la conformité aux réglementations de la FCA. Même si la législation n’entre pas en vigueur avant 2017, un travail considérable doit être accompli par ceux qui souhaitent offrir des biens et des services aux habitants de l’UE et s’assurer qu’ils se trouvent dans la meilleure situation possible pour respecter la loi. »

Varonis propose 7 conseils pour garantir la conformité des données non structurées et permettre aux entreprises de se préparer à la réglementation européenne sur la protection des données :

 

1. Minimiser la collecte des données : la proposition de loi de l’UE comporte de fortes exigences en ce qui concerne la limitation des données recueillies auprès des consommateurs.

 

2. Favoriser le signalement des violations de données : la notification des atteintes à la protection des données constitue une nouvelle exigence que les entreprises européennes devront respecter.

 

3. Conserver les données avec attention : les règles de minimisation de la nouvelle loi concernent non seulement l’étendue des données collectées, mais aussi leur durée de rétention. En d’autres termes, une entreprise ne doit pas stocker les données plus longtemps que nécessaire aux fins prévues.

 

4. Nouvelle définition des identifiants personnels : l’UE a étendu la définition des identifiants personnels et ce changement s’avère important parce que les lois de l’UE portent sur la protection de ces identifiants.

 

5. Employez un langage clair : il faudra à une entreprise le consentement préalable et explicite des consommateurs lors de la collecte des données.

 

6. Bouton d’effacement : le « droit d’effacement » signifie qu’en cas de retrait du consentement accordé par les consommateurs, les sociétés devront supprimer les données concernées.

 

7. Le Cloud computing n’échappe pas à cette nouvelle loi de l’UE, car celle-ci suit les données.

 

 

Méthodologie de l’enquête

Les 145 personnes interrogées constituent un échantillon représentatif des participants du plus grand salon informatique d’Allemagne qui a compté 221 000 visiteurs en mars 2015. Parmi les répondants, 16 % sont issus de banques allemandes, 3 % de banques américaines, 3 % de banques européennes, 45 % d’entreprises allemandes hors du secteur financier, 26 % d’entreprises européennes hors du secteur financier et 7 % d’entreprises américaines.

 

 


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Source : http://www.infodsi.com/articles/157046/entreprises-sont-pas-pretes-nouvelle-legislation-europeenne-protection-donnees.html

 

 




Loi Renseignement : la boîte à outils pour apprendre à protéger votre vie privée, en chiffrant vos données et communications | Denis JACOPINI

Loi Renseignement : la boîte à outils pour apprendre à protéger votre vie privée, en chiffrant vos données et communications

Maintenant que la Loi Renseignement est votée, et en attendant la suite du processus législatif, apprenons à résister à la surveillance de masse avec quelques outils cryptographiques plus ou moins simples, mais efficaces et légaux.

 

 

Nous sommes le soir du mardi 5 mai, et c’est un jour funeste pour la démocratie. La France s’était autoproclamée « pays des Lumières » parce qu’il y a 250 ans notre pays  éclairait l’Europe et le monde grâce aux travaux philosophiques et politiques de Montesquieu, qui prônait la séparation des pouvoirs, et de Voltaire et Rousseau.

À dater d’aujourd’hui, jour du vote en première lecture du projet de loi sur le renseignement, à cause d’une classe politicienne d’une grande médiocrité, s’enclenche un processus au terme duquel le peuple français va probablement devoir subir une loi dangereuse, qui pourrait s’avérer extrêmement liberticide si elle tombait entre de mauvaises mains, par exemple celles de l’extrême droite.

Même si la loi doit encore passer devant le Sénat puis peut-être revenir en seconde lecture à l’Assemblée Nationale, même si une saisine du Conseil Constitutionnel va être déposée par une soixantaine de courageux députés en complément de celle déjà annoncée par François Hollande, mieux vaut se préparer au pire, en imaginant que cette loi sera un jour promulguée. En faisant un peu de mauvais esprit, j’ai imaginé un nom pour le dispositif qui sera chargé de collecter nos données personnelles afin de détecter les comportements suspects : « Surveillance Totalement Automatisée via des Systèmes Informatiques » et bizarrement l’acronyme est STASI !

Dès lors, à titre préventif et sans préjuger de l’avenir, il me semble important d’apprendre à protéger sa vie privée. Ceci passe par le chiffrement de ses communications, qu’il s’agisse d’échanges sur Internet ou via SMS, et cela peut se faire au moyen de différents outils à la fois efficaces et légaux.

Bien évidemment, les « vrais méchants » que sont les terroristes, djihadistes, gangsters et autres trafiquants connaissent et utilisent déjà ces outils : vous vous doutez bien qu’ils n’ont pas attendu ce billet de blog pour les découvrir….

 

 

Une boîte à outils pour protéger votre vie privée

Anonymat sur Internet

Pour protéger votre identité sur Internet et notamment sur le web, vous pouvez combiner l’utilisation d’un réseau privé virtuel, ou VPN, et de TOR, un système d’anonymisation qui nécessite l’installation d’un logiciel spécifique, TOR Browser. Je ne vous donne pas de référence particulière en matière de VPN, car l’offre est pléthorique.

 

MAJ : un lecteur m’a indiqué l’existence de La brique Internet, un simple boîtier VPN couplé à un serveur. Pour que la Brique fonctionne, il faut lui configurer un accès VPN, qui lui permettra de créer un tunnel jusqu’à un autre ordinateur sur Internet. Une extension fournira bientôt aussi en plus un accès clé-en-main via TOR en utilisant la clé wifi du boîtier pour diffuser deux réseaux wifi : l’un pour un accès transparent via VPN et l’autre pour un accès transparent via Tor.

 

 

Chiffrement des données

Pour chiffrer le contenu de vos données, stockées sur les disques durs de vos ordinateurs ou dans les mémoires permanentes de vos smartphones, vous pouvez mettre en œuvre des outils tels que LUKS pour les systèmes Linux ou TrueCrypt  pour les OS les plus répandus : même si TrueCrypt a connu une histoire compliquée, son efficacité ne semble pas remise en cause par le dernier audit de code effectué par des experts.

 

Je vous signale aussi que l’ANSSI – Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information –  signale d’autres outils alternatifs comme Cryhod, Zed !, ZoneCentral, Security Box et StormShield. Même si l’ANSSI est un service gouvernemental il n’y a pas de raison de ne pas leur faire confiance sur ce point 🙂

 

Chiffrement des e-mails et authentification des correspondants

GPG, acronyme de GNU Privacy Guard, est l’implémentation GNU du standard OpenPGP. Cet outil permet de transmettre des messages signés et/ou chiffrés ce qui vous  garantit à la fois l’authenticité et la confidentialité de vos échanges. Des modules complémentaires en facilitent l’utilisation sous Linux, Windows, MacOS X et Android.

 

MAJ : un lecteur m’a signalé PEPS, une solution de sécurisation française et Open Source, issue d’un projet mené par la DGA – Direction générale de l’armement – à partir duquel a été créée la société MLState.

 

 

Messagerie instantanée sécurisée

OTR, Off The Record, est un plugin à greffer à un client de messagerie instantanée. Le logiciel de messagerie instantanée Jitsi, qui repose sur le protocole SIP de la voix sur IP, intègre l’outil de chiffrement ZRTP.

 

 

Protection des communications mobiles

A défaut de protéger les métadonnées de vos communications mobiles, qu’il s’agisse de voix ou de SMS, vous pouvez au moins chiffrer les données en elles-mêmes, à savoir le contenu de vos échanges :

 

RedPhon est une application de chiffrement des communications vocales sous Android capable de communiquer avec Signal qui est une application du même fournisseur destinée aux iPhone sous iOS.

 

TextSecure est une application dédiée pour l’échange sécurisé de SMS, disponible pour Android et compatible avec la dernière version de l’application Signal. Plus d’information à ce sujet sur le blog de Stéphane Bortzmeyer.

 

MAJ : un lecteur m’a indiqué l’application APG pour Android qui permet d’utiliser ses clés GPG pour chiffrer ses SMS.

 

 

Allez vous former dans les « cafés Vie Privée »

Si vous n’êtes pas geek et ne vous sentez pas capable de maîtriser ces outils sans un minimum d’accompagnement, alors le concept des « cafés Vie Privée » est pour vous : il s’agit tout simplement de se réunir pour apprendre, de la bouche ceux qui savent le faire, comment mettre en œuvre les outils dont je vous ai parlé plus haut afin de protéger sa vie privée de toute intrusion, gouvernementale ou non.

 

Tout simplement, il s’agit de passer un après-midi à échanger et à pratiquer la cryptographie. Pour cela sont proposés des ateliers d’une durée minimum de 1 heure, axés autour de la sécurité informatique et de la protection de la vie privée.

 

Et comme le disent avec humour les organisateurs, « les ateliers sont accessibles à tout type de public, geek et non-geek, chatons, poneys, loutres ou licornes. ». Bref, le « café Vie Privée » est à la protection de la vie privée ce que la réunion Tupperware était à la cuisine 🙂

 

 

Voilà, vous avez je l’espère suffisamment d’éléments pratiques pour commencer à protéger votre vie privée… en espérant vraiment que le Conseil Constitutionnel abrogera les points les plus contestables de cette loi et nous évitera d’avoir à déployer un tel arsenal sécuritaire.

 

PS : l’image « 1984 was not a manual » a été créée par Arnaud Velten aka @Bizcom.

 

 

 


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Source : http://www.zdnet.fr/actualites/loi-renseignement-la-bo-te-a-outils-pour-apprendre-a-proteger-votre-vie-privee-en-chiffrant-vos-donnees-et-communications-39818894.htm

Par Pierre Col